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L'Organisation de libération de la Palestine (OLP) exige le gel du développement des colonies juives de Cisjordanie.

Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, et chef de file de l'OLP avait déjà refusé toute reprise des discussions dimanche. Il réitère ce jeudi. Pas de négociation tant que se développent les colonies juives en Cisjordanie.
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Mahmoud Abbas à l'Onu, le 23 septembre 2011. (OSCAR FRASSER / NOTIMEX)

Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, et chef de file de l'OLP avait déjà refusé toute reprise des discussions dimanche. Il réitère ce jeudi. Pas de négociation tant que se développent les colonies juives en Cisjordanie.

"La direction palestinienne souligne clairement qu'elle ne peut accepter de négocier sans un minimum de responsabilité et de sérieux face à la poursuite (du développement) des colonies et du vol de terres", a déclaré Yasser Abed Rabbo, membre du Comité exécutif de l'OLP.

L'offre de reprise des discussions avait été faite par le "Quartet", qui réunit les Etats-Unis, l'Union européenne, la Russie et l'Onu. Malgré plusieurs mois d'efforts, les médiateurs ne sont pas parvenus à s'entendre sur les "termes de références" qui auraient permis de dégager un compromis et de relancer un processus de paix au point mort depuis un an. Ils ont invité les deux parties à entamer les discussions dans un délai d'un mois, à formuler des propositions au sujet des frontières et de la sécurité d'ici trois mois et à faire le pari d'un règlement définitif avant la fin de l'année prochaine. Taïssir Khaled, membre du Comité exécutif de l'OLP, a jugé l'offre "inacceptable". Le Quartet "doit être une instance crédible et responsable ou reconnaître qu'il ne peut pas contraindre Israël à se conformer au droit international", a-t-il déclaré, évoquant le développement des colonies.

Dimanche, à New-York, Mahmoud Abbas avait déposé une demande d'adhésion à l'Onu. Le Conseil de sécurité a remis la demande d'adhésion palestinienne à la Commission d'admission, où les 15 Etats membres sont représentés. Elle doit se prononcer dans les semaines qui viennent, mais le sort de cette candidature ne fait aucun doute, étant donné l'hostilité des Etats-Unis.

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