Cet article date de plus de dix ans.

L'ONG a demandé au gouvernement tunisien de ne pas extrader Al-Baghdadi Al-Mahmoudi en Libye.

Amnesty international craint qu"il ne soit la cible de « graves violations des droits de l"homme dans son pays ».
Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 1 min.
Al-Baghdadi Al-Mahmoudi (HRVOJE POLAN / AFP)

Amnesty international craint qu"il ne soit la cible de « graves violations des droits de l"homme dans son pays ».

L"appel d"Amnesty International intervient alors que la justice tunisienne doit examiner mardi le mandat d"amener émis par les autorités de Tripoli. L"ancien Premier ministre du régime de Mouammar Kadhafi est en effet actuellement emprisonné en Tunisie. Or, les deux pays sont liées par une convention d'entraide et de coopération judiciaires, qui prévoit notamment des mesures d'extradition.

"Amnesty International estime que s'il rentrait en Libye, il pourrait être exposé à de réels risques, de graves violations des droits de l'homme, notamment la torture, une exécution extra-judiciaire et un procès injuste", a déclaré à l'AFP le porte-parole d'Amnesty pour le Proche-Orient et l'Afrique du Nord, James Lynch.

Premier ministre jusqu'aux derniers jours du régime du colonel Mouammar Kadhafi, M. Al-Mahmoudi avait été arrêté en Tunisie le 21 septembre près de la frontière algérienne et condamné en comparution immédiate à six mois de prison pour "entrée illégale" sur le territoire, avant d'être acquitté. Mais il avait été maintenu en détention jusqu'à ce que Tripoli émette un mandat d'amener, le 28 septembre.

L'avocat de l'ancien Premier ministre, Me Mabrouk Kourchid, avait expliqué lundi que son client craignait pour sa vie car, après la mort du colonel Kadhafi, "il est le seul ancien haut dirigeant libyen à détenir les secrets de l'Etat libyen".

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Monde

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.