L'Iran se dit prêt à envoyer à l'étranger son uranium en échange de la livraison de combustible nucléaire enrichi

"Nous n'avons aucun problème pour envoyer notre uranium enrichi à l'étranger", a déclaré mardi le président Mahmoud Ahmadinejad.Réaction de la Maison blanche: "si les propos de M. Ahmadinejad reflètent un changement d'attitude, nous sommes impatients que l'Iran en informe" l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad (France 2 (24-9-2007))

"Nous n'avons aucun problème pour envoyer notre uranium enrichi à l'étranger", a déclaré mardi le président Mahmoud Ahmadinejad.

Réaction de la Maison blanche: "si les propos de M. Ahmadinejad reflètent un changement d'attitude, nous sommes impatients que l'Iran en informe" l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Selon des diplomates occidentaux, l'Iran avait jusqu'à présent rejeté la proposition consistant à transférer 70 % de son uranium faiblement enrichi en Russie puis en France.
But: qu'il y soit converti en combustible nucléaire afin d'alimenter sa centrale de recherche médicale de Téhéran.

Pour autant, le nouveau directeur de l'AIEA, Yukiya Amano, avait déclaré vendredi que le dialogue sur cette proposition occidentale se poursuivait. Des diplomates au fait des contacts entre l'Iran et l'AIEA avaient fait savoir le mois dernier à Reuters que la République islamique avait signifié formellement son refus de certains aspects centraux de la proposition.

Les Etats-Unis ont critiqué cette attitude. Selon une porte-parole de l'AIEA, la proposition de transfert de l'uranium iranien est maintenue, dans une tentative vraisemblable d'encourager les Occidentaux à ne pas se détourner de la voie diplomatique.

Les Occidentaux envisagent de renforcer les sanctions contre l'Iran dans le cadre du Conseil de sécurité des Nations unies. De leur côté, a Russie et la Chine favorisent la poursuite des discussions.

Dans un rapport remis mardi au Congrès, le directeur du renseignement américain, Dennis Blair, a estimé que l'Iran a la possibilité de mettre au point des armes nucléaires. A ses yeux, la principale inconnue réside dans la "volonté politique" de la République islamique de le faire.

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