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L'Iran menace de fermer le détroit d'Ormuz en cas de sanctions sur ses exportations

Alors que les Etats-Unis et plusieurs pays européens envisagent des sanctions contre les exportations pétrolières de l'Iran, Téhéran joue la carte du chantage : "S'ils imposent des sanctions, plus une goutte de pétrole ne passera le détroit d'Ormuz", affirme aujourd'hui un haut responsable. Et ce ne serait pas sans conséquences : pas moins de 40% du trafic maritime de pétrole transitent par ce détroit.
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Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

Ce n'est pas la première fois que Téhéran met en jeu le détroit d'Ormuz. A plusieurs reprises, déjà, les autorités iraniennes ont menacé de bloquer cette étroite voie d'eau, de 40 km de large sur 60 km de long, qui permet aux pays du Golfe persique d'avoir accès à la mer.

Cette fois, l'Iran a décidé d'en faire une menace préventive, au moment où son programme nucléaire est plus critiqué que jamais. Le 8 novembre dernier, un rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique a montré que Téhéran a bien cherché à se doter de l'arme atomique. Face à ces révélations, les Etats-Unis et certains pays européens envisagent d'adopter des sanctions sur les exportations pétrolières de l'Iran.

"Fermer le détroit, plus facile que de boire un verre d'eau"

Inacceptable pour Téhéran, qui dégaine aussitôt la menace du détroit d'Ormuz. "S'ils imposent des sanctions sur les exportations" affirme le vice-président Mohammad Reza Rahimi, "aucune goutte de pétrole ne transitera par le détroit d'Ormuz" . Fermer le détroit serait "plus facile que de boire un verre d'eau" se vante de son côté le commandant de la flotte iranienne à la télévision. Depuis dix jours, d'ailleurs, la marine mène des manoeuvres militaires autour du détroit.

"C'est une nouvelle tentative de détourner l'attention du vrai problème, qui est le non-respect continuel de la part de l'Iran de ses obligations internationales
en matière de nucléaire"
répond à Washington le porte-parole du département d'Etat Mark Toner.


Le détroit d'Ormuz utilisé par l'Iran comme une arme de dissuasion, selon Francis Perrin, directeur de Pétrole et Gaz Arabes
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