L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a terminé la séance de vendredi sur une baisse de 1,72%

Les marchés d'actions mondiaux ont chuté à leur plus bas niveau en près de six semaines, les investisseurs se dégageant des actifs risqués en raison du séisme au Japon et des tensions en Arabie saoudite.Les valeurs européennes de l'assurance et de la réassurance se sont par ailleurs repliées, l'indice sectoriel dévissant de 2,05%.

Un homme devant un panneau de cotation de la Bourse de Tokyo
Un homme devant un panneau de cotation de la Bourse de Tokyo (AFP/Toru Yamanaka)

Les marchés d'actions mondiaux ont chuté à leur plus bas niveau en près de six semaines, les investisseurs se dégageant des actifs risqués en raison du séisme au Japon et des tensions en Arabie saoudite.

Les valeurs européennes de l'assurance et de la réassurance se sont par ailleurs repliées, l'indice sectoriel dévissant de 2,05%.


L'indice MSCI tous pays était en repli de 0,57% en milieu de journée, retombant à son plus bas niveau depuis la fin janvier. En Europe, le FTS Eurofirst 300 abandonnait 0,97% à son plus bas de trois mois, tandis que l'indice MSCI des marchés émergents reculait de 1,1%.

La Bourse de Paris se repliait de 1,07% à 3.921,70 points, se dirigeant ainsi vers sa quatrième séance de repli cette semaine, la cinquième en six jours. Selon les analyses techniques, le CAC 40 ayant franchi en baisse un seuil de résistance important à 3.930-3.950 points, l'indice pourrait désormais tomber à 3.790 points, sa moyenne mobile à 200 jours.

Autre conséquence de cette catastrophe qui touche le troisième consommateur mondial de pétrole, le baril de brut léger américain était en recul de plus de deux dollars à 100,19 dollars et le Brent de mer du Nord cédait 2,24% à 112,82 dollars le baril, malgré l'insurrection en Libye et les tensions croissantes en Arabie saoudite.

Les marchés "en mode correction"
"Les marchés ont activé le mode correction. S'il y a des catastrophes naturelles au moment où le marché nourrit des inquiétudes sur autre chose, il peut combiner ses craintes", juge Bernard McAlinden, de NCB Stockbrokers à Dublin.

"Mais il n'y a aucune raison de croire que les marchés d'actions vont s'effondrer. La tendance sous-jacente du marché, c'est qu'il y a toujours un surplus net d'acheteurs à mesure que l'argent quitte le refuge du marché obligataire."

Les assurances aussi impactées
Le premier réassureur mondial Munich Re a chuté de 4,71% à 111,25 euros et l'assureur Allianz a lâché 1,91%. Dès jeudi, Munich Re avait déclaré qu'il ne tiendrait pas son objectif de résultat 2011 si l'impact des catastrophes naturelles cette année devenait supérieur aux attentes.

Le réassureur avait déjà subi une charge de 726 millions d'euros à cause du tremblement de terre de Christchurch en Nouvelle-Zélande le mois dernier, selon sa première estimation.

Autres compagnies impactées, Axa qui a reculé de 1,27% et Allianz à 1,86%.

Le titre du réassureur helvétique Swiss Re a plongé lui de plus de 8,50%. Mais à 10h11 (à Paris), le titre avait largement réduit sa chute, ne reculant plus que de 4,2% à 51,35 francs suisses, tandis que l'indice SMI cédait 0,36%.

"Il est trop tôt pour aborder les conséquences financières que ce soit pour le secteur ou pour une entreprise comme Swiss Re", a cependant déclaré un porte-parole du groupe suisse, Tom Armitage. Selon des documents du réassureur suisse, le précédent tremblement de terre de Kobé avait coûté au secteur de la réassurance 3,5 milliards de dollars pour des dégâts totaux estimés à près de 100 milliards.