L'ex-ambassadeur controversé Boris Boillon redevient diplomate

Ancien proche de Nicolas Sarkozy, il avait été interpellé à l'été 2013 en possession de 350 000 euros et 40 000 dollars en liquide.

Boris Boillon, alors ambassadeur de France en Tunisie, le 7 mars 2011, à Tunis.
Boris Boillon, alors ambassadeur de France en Tunisie, le 7 mars 2011, à Tunis. (MAXPPP)

Boris Boillon revient dans les radars. L'ancien ambassadeur de France en Tunisie et en Irak, proche de Nicolas Sarkozy lors du précédent quinquennat, a été réintégré à sa demande au ministère des Affaires étrangères, rapporte Le Figaro dans son édition datée du jeudi 10 novembre.

Cité par le quotidien, un responsable du ministère indique que le diplomate se trouve "jusqu'à la fin de l'année en renfort aux Nations unies à New York"

Des manifestations contre lui en Tunisie en 2011

Boris Boillon s'était fait connaître du grand public après sa nomination au poste d'ambassadeur de France à Tunis en 2011, après le soulèvement dans le pays. Sitôt en poste, il avait provoqué des manifestations contre lui après avoir qualifiées de "débiles" les questions de plusieurs journalistes locaux, rapportait à l'époque Libération

Après l'élection de François Hollande, il s'était mis en disponibilité du ministère des Affaires étrangères pour se consacrer à sa société de consulting. Ce qui ne l'avait pas empêché de faire parler de lui : fin juillet 2013, il avait en effet été arrêté à Paris en possession de 350 000 euros et 40 000 dollars en liquide, alors qu'il s'apprêtait à prendre un train pour Bruxelles. Il avait expliqué à la police que cet argent devait servir à créer une filiale de son entreprise en Belgique.

Sur Twitter, le journaliste du Figaro Georges Malbrunot indique que le Quai d'Orsay fait savoir que l'ex-ambassadeur se trouve "dans son droit" en réintégrant le ministère.