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L'agresseur d'Elodie Kulik confondu par son ADN, dix ans après les faits

Des prélèvements effectués sur le corps de Grégory Wiart, un artisan plombier de 22 ans mort dans un accident de voiture peu après les faits, ont permis de l'identifier comme le violeur de la jeune femme.

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France Télévisions
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Jacky Kulik montre, le 6 janvier 2012 à Lille, des portraits de sa fille Elodie, tuée en 2002 dans la Somme. (MAXPPP)

L'un des agresseurs d'Elodie Kulik, violée et tuée en 2002, est désormais identifié. Il s'agit de Grégory Wiart, un artisan plombier âgé de 22 ans au moment des faits, mort peu après dans un accident de voiture. Sa dépouille a été exhumée et son ADN correspond à celui du violeur, dont des traces ont été trouvées à l'époque sur la scène du crime, a révélé jeudi 26 janvier le parquet d'Amiens.

Le corps d'Elodie Kulik, une directrice d'agence bancaire de 24 ans, avait été retrouvé en partie calciné dans un champ de la commune de Tertry, dans la Somme. Avant d'être tuée, la jeune femme avait eu le temps d'appeler avec son téléphone portable les sapeurs-pompiers, qui avaient distingué derrière la voix de la victime au moins deux voix d'hommes avec un fort accent picard.

Deux empreintes ADN avaient été retrouvées près du corps de la victime, notamment dans un préservatif abandonné sur place. Mais les enquêteurs n'avaient à l'époque pas réussi à identifier un suspect. C'est une nouvelle méthode qui a permis de relancer l'enquête : en comparant l'ADN retrouvé avec ceux de leur base de données, les enquêteurs ont mis en avant une filiation entre le violeur inconnu et un homme se trouvant en prison pour une autre affaire d'agression sexuelle, qui s'avère être le père du suspect.  

Les enquêteurs à la recherche des complices

Le suspect, Grégory Wiart, est mort dans un accident peu après l'agression de la jeune femme, dans la Somme. "La comparaison entre les prélèvements ADN effectués sur le corps [du suspect] exhumé mardi et la trace ADN retrouvée sur le lieu du crime montre qu'ils sont identiques", a indiqué le procureur à Amiens.

Les enquêteurs espèrent maintenant retrouver la trace des complices du violeur. Comme l'explique France 3 Picardie, ils savent que Grégory Wiart n'a pas agi seul : un ADN, incomplet celui-ci, a été prélevé sur deux mégots de cigarette laissés sur la scène du crime. Plusieurs personnes, appartenant à l'entourage direct de Grégory Wiart, ont été entendues cet après-midi par les gendarmes de la section de recherche d'Amiens.

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