Panne de courant à la centrale nucléaire de Fukushima

D'origine encore inconnue, la coupure d'électricité a arrêté les systèmes de refroidissement des piscines de stockage du combustible. 

Les systèmes de refroidissement du réacteur numéro 4 de la centrale japonaise de Fukushima, le 7 mars 2013.
Les systèmes de refroidissement du réacteur numéro 4 de la centrale japonaise de Fukushima, le 7 mars 2013. (MASNARI GENKO / YOMIURI / AFP)
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L'origine de la panne de courant n'est pas encore connue, mais ses conséquences inquiètent, deux ans après la catastrophe de Fukushima : le refroidissement des piscines de combustible usagé de la centrale nucléaire japonaise n'est plus assuré. Mardi 19 mars, l'opérateur Tokyo Electric Power (Tepco) s'active pour relancer ces systèmes.

L'électricité servant au refroidissement des piscines des réacteurs 1, 3 et 4 a été coupée lundi à 18h57 heure locale (10h57 heure de Paris), pour une raison inconnue, et n'est toujours pas rétablie mardi matin.

TEPCO / APTN

Grandes inquiétudes autour du réacteur 4

Selon un porte-parole de Tepco, la panne a également entraîné l'arrêt des équipements de traitement des débris contaminés de la centrale, dont des matériaux radioactifs. "Aucun changement important des niveaux de radioactivité n'a été détecté par nos instruments de mesure à proximité", a-t-il voulu rassurer. Et de souligner que l'incident n'a pas affecté jusqu'à présent l'injection d'eau dans les réacteurs 1 et 3 de la centrale, dont le combustible avait fondu à la suite de l'accident de 2011.

La piscine du réacteur 4, la plus remplie, suscite le plus d'inquiétudes. D'après Tepco, la température y monte en moyenne de 0,3 à 0,4°C par heure depuis la coupure du système de refroidissement, ce qui laisse à l'opérateur environ quatre jours pour rétablir le courant avant que ne soit atteinte la limite de sûreté, fixée à 65°C. Le gouvernement japonais s'est également voulu rassurant. Tepco "utilise tous les moyens alternatifs pour refroidir [les piscines], aussi n'avons-nous pas de raison de nous inquiéter", a déclaré son porte-parole.