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Insensibles aux critiques, les pêcheurs japonais ont tué 177 baleines dans le Pacifique en trois mois

Au cours d'une campagne débutée à la fin du printemps, les pêcheurs ont tué 43 baleines de Minke et 134 rorquals boréals. L'archipel capture et tue encore les cétacés au nom de la "recherche scientifique".

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Une baleine à bosse, le 12 août 2018, dans le Parc national naturel d'Uramba Bahia Malaga, en Colombie. (MIGUEL MEDINA / AFP)

Le Japon n'épargne toujours pas les baleines. Les pêcheurs japonais sont revenus à quai avec 177 cétacés tués dans leurs cales, après une expédition de trois mois dans l'océan Pacifique, en dépit des nombreuses critiques internationales. Au cours de cette dernière mission de 98 jours, trois navires spécialisés ont capturé et tué 43 baleines de Minke et 134 rorquals boréals, a annoncé, mercredi 22 août, l'Agence des pêches dans un communiqué.

Cette nouvelle sortie succède à une campagne dans l'Antarctique menée pendant l'hiver, durant laquelle les pêcheurs avaient tué 122 mammifères marins. L'archipel japonais continue à tuer des baleines dans le cadre d'un programme qualifié de "recherche scientifique" et plaide depuis longtemps pour l'assouplissement du moratoire mis en place en 1986. Il compte d'ailleurs présenter une demande de reprise partielle de la chasse commerciale lors d'une réunion de la Commission baleinière internationale, prévue en septembre au Brésil.

Une tradition à préserver, selon les Japonais 

Le Japon tente de prouver que la population de baleines est assez importante pour supporter une reprise de la chasse commerciale, que la Norvège et l'Islande sont aujourd'hui les seuls pays au monde à pratiquer ouvertement. La pêche à la baleine est défendue par une partie des milieux politiques nippons comme étant une tradition à préserver. La viande de baleine continue d'être commercialisée au Japon, même si la plupart des Japonais disent ne plus en manger aujourd'hui, ou très rarement.

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