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LA PHOTO. Femmes de réconfort: statue de la discorde entre Corée du Sud et Japon

L'accord, conclu le 28 décembre 2015 par la Corée du Sud et le Japon à propos des «femmes de réconfort», risque-t-il de capoter... à cause d'une statue? En l'occurrence, une figurine de bronze symbolisant les souffrances endurées par ces femmes enrôlées dans les bordels nippons pendant la 2e guerre mondiale. Mais aussi leur lutte pour obtenir des excuses et des dédommagements de la part de Tokyo.
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France Télévisions Rédaction Afrique
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Financée par des fonds collectés auprès du public, pour un total de 30 millions de wons (23.400 euros), elle a été érigée en 2011 par un groupe issu de la société civile sur le trottoir qui fait face à l'ambassade du Japon à Séoul. On la voit ici le 30 décembre 2015, entourée de manifestants qui protestent contre son «déplacement», comme le dit l'une de leurs pancartes. Le 31 décembre, le Japon a offert des «excuses sincères» et un milliard de yens (7,5 millions d'euros) pour aider les 46 ex-«femmes de réconfort» sud-coréennes encore en vie. Cet accord, qualifié par les deux parties de «définitif», n'est cependant pas clair sur le sort qui doit être réservé à la statue. Laquelle est devenue un point de ralliement pour ceux qui accusent le gouvernement sud-coréen de s'être laisser acheter par Tokyo. Pour le Japon, l'accord engage clairement la Corée du Sud à la faire enlever. Mais Séoul rétorque avoir seulement promis d'étudier la possibilité de le déplacer. 70 ans après la fin de la guerre, l'affaire des «femmes de réconfort» n'a sans doute pas fini d'empoisonner les relations entre les deux pays... (REUTERS - Kim Hong-Ji - Janvier 2016)
La statue représente une jeune femme vêtue de la hanbok, la robe traditionnelle. Financée par des fonds collectés auprès du public, pour un total de 30 millions de wons (23.400 euros), elle a été érigée en 2011 par un groupe issu de la société civile sur le trottoir qui fait face à l'ambassade du Japon à Séoul. On la voit ici le 30 décembre 2015, entourée de manifestants qui protestent contre son «déplacement», comme le dit l'une de leurs pancartes. Le 31 décembre, le Japon a offert des «excuses sincères» et un milliard de yens (7,5 millions d'euros) pour aider les 46 ex-«femmes de réconfort» sud-coréennes encore en vie. Cet accord, qualifié par les deux parties de «définitif», n'est cependant pas clair sur le sort qui doit être réservé à la statue. Laquelle est devenue un point de ralliement pour ceux qui accusent le gouvernement sud-coréen de s'être laisser acheter par Tokyo. Pour le Japon, l'accord engage clairement la Corée du Sud à la faire enlever. Mais Séoul rétorque avoir seulement promis d'étudier la possibilité de le déplacer. 70 ans après la fin de la guerre, l'affaire des «femmes de réconfort» n'a sans doute pas fini d'empoisonner les relations entre les deux pays...

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