Fukushima : 7 ans après l'accident nucléaire, des zones montagneuses et forestières n’ont toujours "pas été décontaminées"

Sept ans après la catastrophe de Fukushima au Japon, le directeur santé à l'institut de radioprotection et de sûreté français (IRSN), Jean-Christophe Gariel, a raconté dimanche sur franceinfo la situation "difficile pour les familles évacuées".

Un cimetière à Namie (Japon) dans la province de Fukushima, le 11 mars 2018.
Un cimetière à Namie (Japon) dans la province de Fukushima, le 11 mars 2018. (AFP)

Il y a sept ans jour pour jour avait lieu le tsunami qui a provoqué l'une des plus graves catastrophes nucléaires de l'histoire. Plus de 20 000 personnes sont mortes à Fukushima au Japon. Sur place, la situation reste "difficile pour les familles évacuées", a expliqué dimanche 11 mars sur franceinfo, Jean-Christophe Gariel directeur santé à l'institut de radioprotection et de sûreté français (IRSN). Seulement 10% des habitants sont revenus vivre dans le secteur. La situation de la centrale nucléaire est toujours critique et les territoires alentours sont contaminés.

"Décontaminer une forêt consisterait à la raser"

Les rares personnes qui reviennent sont "les personnes âgées, attachées à leur maison, à leur territoire", a dit Jean-Christophe Gariel. En revanche, pour les familles parties s’installer ailleurs le problème toujours actuel de la "contamination radioactive interroge les parents vis-à-vis de leurs enfants", a-t-il précisé.

Dans les zones montagneuses, un peu isolées, et en forêt, il faut faire attention "à ne pas passer trop de temps dans ces zones qui n’ont pas été décontaminées", a-t-il conseillé. "Décontaminer une forêt, ça consisterait à la raser, cela produirait des millions de tonnes de déchets, ce qui serait ingérable et dans une région comme le Japon, le fait de déforester, produirait une catastrophe écologique", a conclu le directeur santé à l’IRSN.