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Fukushima : plus de 100 cas de cancer de la thyroïde chez des moins de 18 ans

Les tests ont été effectués sur près de 300 000 jeunes de la province japonaise marquée par la catastrophe nucléaire.

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Manifestation devant le siège de Tepco, qui gère la centrale nucléaire accidentée de Fukushima (Japon), le 8 août 2014, à Tokyo. (TOSHIFUMI KITAMURA / AFP)

Des tests effectués sur près de 300 000 jeunes de la province de Fukushima (nord-est du Japon) par un comité de suivi de la santé des habitants, révèlent, dimanche 24 août, que 103 enfants et adolescents de la région, âgés de moins de 18 ans au moment de l'accident de la centrale nucléaire, ont développé un cancer de la thyroïde.

Le nombre de cancers confirmés après une intervention chirurgicale s'établit désormais à 57. Les cas restants ne sont pas encore sûrs à 100%, mais la probabilité est très élevée. La proportion d'enfants de la province de Fukushima atteints est donc de l'ordre de 30 pour 100 000, mais il n'y a pas de base référentielle existante pour cette région, ce qui empêche d'en déduire qu'il y a une hausse due à l'accident atomique de mars 2011.

Les familles mettent en cause les rayonnements radioactifs

"On peut difficilement établir un lien de cause à effet, mais il faut néanmoins continuer les examens, car la proportion de découverte de tumeurs augmente avec l'âge, même en temps normal", a déclaré le professeur Shunichi Suzuki, de l'université de médecine de la préfecture de Fukushima. Cet avis est, entre autres, fondé sur des données comparatives, notamment dans le cas de la catastrophe de Tchernobyl, en 1986 en Ukraine.

Toutefois, les parents des enfants concernés ne peuvent s'empêcher de penser que la cause est bel et bien l'exposition aux rayonnements lors des premiers jours suivant le sinistre. La thyroïde est une éponge à iode, en particulier chez l'enfant en croissance. Cette glande est donc particulièrement vulnérable aux émissions d'iode 131 radioactif, en cas d'accident nucléaire. C'est pourquoi on recommande alors l'absorption d'iode stable afin de rassasier, et même saturer au préalable la thyroïde, une mesure qui n'a pas été prise dans le cas de Fukushima. 

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