Economie : la chute d’un géant japonais des airbags

Takata, le numéro deux mondial des airbags, a déposé le bilan. La firme n’a pas pu se relever après le scandale de ses airbags explosifs, qui ont provoqué la mort d’au moins 16 personnes.

FRANCE 3

La fin d’un empire. Takata, le numéro deux mondial de l’airbag, dépose le bilan, terrassé par le scandale des airbags défectueux. "En tant que PDG de Takata, je m’excuse sincèrement pour les problèmes posés à l’ensemble de nos partenaires, y compris les investisseurs qui nous ont soutenus jusqu’à aujourd’hui", affirme Shigehisa Takada.

Les airbags explosaient sans raison

Des excuses bien tardives. Pendant des mois, Takata a tenté de dissimuler les problèmes techniques de ses airbags, vendus dans le monde entier. Ils explosaient sans raison, projetant des fragments sur les conducteurs ou les passagers. Au total, seize morts, dont onze aux Etats-Unis.

Takata équipait une dizaine de marques. Au total, quelque 100 millions d’airbags sont concernés dans le monde entier. La campagne de rappel a laissé le groupe japonais avec une dette de plus de huit milliards d’euros. Takata sera racheté par un équipementier américain. Dans la balance, l’avenir de 56 usines et 46 000 employés.

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Un airbag déployé dans une Honda Accord accidentée.
Un airbag déployé dans une Honda Accord accidentée. (JOE RAEDLE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)