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Japon : couvre-feu pour les soldats américains après la mort d'une Japonaise

Le commandement des forces armées américaines au Japon a imposé un couvre-feu dans ses bases d'Okinawa après l'arrestation d'un ex-marine accusé du meurtre d'une jeune Japonaise. Cette nouvelle affaire suscite la colère des habitants. Pour la première fois, le conseil municipal a demandé, à l’unanimité, le retrait complet des soldats américains.
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Radio France
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 (Lawrence D. Nicholson, le commandant des forces américaines à Okinawa, a prié pour la victime © Sadayuki Goto/AP/SIPA)

Cette tragédie suscite beaucoup d'émotions au Japon. Kenneth Franklin Shinzato, un ex-marine de 32 ans, employé de la base aérienne américaine de Kadena à Okinawa, est soupçonné d'avoir violé et tué une Japonaise de 20 ans avant de déposer son corps au bord d'une route. Deux mois plus tôt, un autre soldat américain soupçonné de viol a été arrêté.

A partir d'aujourd'hui, le commandement des forces américaines au Japon impose un couvre-feu dans ses bases d'Okinawa. Pendant au moins 30 jours, les GI's sont tenus de rentrer avant minuit. Il leur est strictement interdit de consommer de l'alcool. "Les crimes et délits commis par des soldats américains sont trop fréquents, et dans la plupart des cases ne sont pas juges par un tribunal japonais", écrit le journal Okinawa Times.

Les soldats américains responsables de 75% des délits

Okinawa abrite les deux tiers des 47.000 soldats américains stationnes au Japon. Les bases américaines servent à endiguer la Chine et à surveiller la Corée du Nord. Elles restent la clé de voûte de la stratégie américaine en Asie. Mais la conduite des GI's pose un problème récurrent. Ils comptent pour 4,2% de la population d'Okinawa mais seraient responsables de 75% des délits dont la majorité des infractions au code de la route. Bien qu'en diminution, le nombre de viols et de meurtres restent plus élevé que partout ailleurs où les Etats-Unis  maintiennent des bases. En 1995, le viol d'une collégienne de 12 ans par trois soldats américains avait suscité une vague d'indignation à travers tout le Japon.

Mercredi dernier, à la veille du G7, Barack Obama avait exprimé ses "profonds regrets" après la mort suspecte de la jeune Japonaise : "Je veux souligner que les Etats-Unis sont consternés par tout crime violent qui aurait pu être commis par du personnel américain. Nous considérons que c'est inexcusable et sommes engagés à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour empêcher tout crime de ce genre."

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