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Le plan italien pour réduire l’immigration africaine

Le Premier ministre italien a présenté un plan visant à ralentir les flux migratoires vers l’Europe. Mattéo Renzi préconise d’investir massivement dans des projets de développement pour aider les pays de l'Afrique subsaharienne à maîtriser les départs vers l’Europe. Quarante pays africains réunis à Rome se sont dit favorables à cette approche tout en refusant l'idée d'une forteresse Europe.
Article rédigé par
France Télévisions Rédaction Afrique
Publié Mis à jour
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Le Premier ministre italien et la présidente de la commission de L'Union africaine à la conférence de Rome du 18 mai 2016. (AFP/ Silvia Lore)

En présence des représentants d’une quarantaine de pays africains, le Premier ministre italien mattéo Renzi a présenté le 18 mai 2016 à Rome son pacte euro-africain pour réduire les flux migratoires vers l’Italie et l’Europe.
 
En échange d’une plus grande maîtrise des flux migratoires, de grands projets de développement seraient lancés dans les sept à huit pays africains d’où partent la majorité de migrants.
 
Investissements contre maîtrise des flux migratoires
Ces «investissements structurels» qui pourraient atteindre près de 10 milliards d’euros seraient financés par des emprunts ou des obligations européennes. Mattéo Renzi et Angela Merkel en auraient discuté récemment à Rome.

«En échange de ces fonds, on travaille ensemble et on gère ensemble les flux et les migrations, sans oublier l’aspect sécuritaire » a expliqué Mario Giro, vice-ministre italien en charge des questions africaines.
 
Mattéo Renzi a ouvert la première conférence Italie-Afrique organisée le 18 mai 2016 à Rome (AFP/ Silvia Lore)

Régler le problème de la Libye
Ce projet aurait recueilli «un large consensus» au sein de l’Union Européenne: «De nombreux pays africains y sont également favorables» s’est félicité le chef de la diplomatie italienne, Paolo Gentiloni.
 
Mais tous semblent d’accord pour dire qu’il faut au préalable régler le problème libyen, «en passe de devenir un sanctuaire du terrorisme», selon le ministre tchadien des Affaires étrangères, Moussa Faki Mahamat.
 
«Tant qu’on ne règle pas la question de la Libye, il sera difficile de faire face à ces départs massifs d’Africains des côtes libyennes vers l’Europe», a déclaré le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye. «Stabiliser la Libye permettra de lutter contre l’immigration clandestine.»
 
Mais les dirigeants africains présents à Rome ont cependant affirmé «la nécessité de maintenir des canaux d’immigration légale» en raison de l’importance des transferts de fonds apportés par les migrants aux économies africaines.

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