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L'Italie selon Matteo Renzi

Le chef du gouvernement italien Matteo Renzi a dévoilé sa stratégie pour redresser l'Italie. Au programme : une série de mesures sur le budget, l'emploi et l'éducation. 

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Matteo Renzi, maire de Florence (Italie), lors d'un meeting du Parti démocrate à Turin, le 6 décembre 2013. (GIORGIO PEROTTINO / REUTERS)

Le chef du gouvernement Matteo Renzi a annoncé mercredi toute une série de mesures, à la fois pour réduire les coûts de la politique, pour doper l'économie, relancer l'emploi et mettre "l'école au centre du programme" du gouvernement.

 En politique :

La nouvelle loi électorale, adoptée mercredi par la Chambre des députés, permettra que "celui qui gagne les élections reste au pouvoir durant cinq ans" afin d'éviter l'instabilité gouvernementale récurrente en Italie.

Concernant la réforme constitutionnelle du Sénat, elle arrivera au parlement "dans les 15 jours" après consultation des "principaux représentants de collectivités". Avec la disparition du Sénat dans sa forme actuelle, et son remplacement par une assemblée des régions, la Chambre haute "ne sera plus amenée à voter la confiance à un gouvernement ni à voter de loi", "315 salaires de sénateurs seront supprimés".

En outre, une "autorité contre la corruption" sera activée avec à sa tête le magistrat Raffaele Cantone, connu pour être "en première ligne contre la Camorra", la mafia napolitaine.

 En économie :

Le gouvernement va "débloquer immédiatement" les 68 milliards d'euros qui restaient à payer pour régler les dettes des administrations publiques, sachant que 22 milliards ont déjà été versés par les gouvernements précédents, "un devoir et une preuve de respect" envers le secteur privé.

Le fonds de garantie des crédits pour les petites et moyennes entreprises sera "renforcé".

Trois milliards et demi d'euros à "dépenser immédiatement" seront versés en charge de l'entretien des établissements scolaires afin de "rendre les écoles plus sûres". Car c'est des "salles de classe de nos enfants" que "partira la reprise".

La protection du territoire contre glissements de terrain et inondations se voit dotée de 1,5 milliard d'euros, dès le 1er avril. "Les projets existent mais la bureaucratie les a stoppés jusqu'à présent".

Trois milliards d'euros provenant de fonds structurels européens seront débloqués et "ré-investis".

Un plan pour le logement, d'un montant de 1,7 milliard d'euros, a été approuvé pour développer l'offre de logements sociaux et inciter les propriétaires à louer leurs biens.

La taxe professionnelle Irap sera abaissée de 10% à partir du 1er mai tandis que la taxation des rentes financières passera de 20 à 26% (sauf les obligations d'Etat).

Le coût de l'énergie pour les entreprises sera diminué de 10% au 1er mai.

Enfin, les Italiens qui gagnent moins de 1.500 euros nets mensuels, soit 10 millions de personnes, récupèreront "dès le 1er mai" 10 milliards d'euros, soit 1.000 euros de plus par an (ou 80 euros par mois) "dans leurs poches".

 Pour l'emploi : 

Un fonds pour les jeunes de 18 à 29 ans, doté de 1,7 milliard d'euros, financera soit la poursuite de leurs études, soit la recherche d'un travail, "pendant les quatre mois suivant le diplôme".

Pour créer 100.000 emplois dans la recherche d'ici à 2018, le crédit d'impôts actuel de 600 millions d'euros sur trois ans sera doublé.

A partir du 1er juin, un fonds de 500 millions d'euros servira à financer la création d'entreprises "à but social".

Enfin, de nouvelles règles sur le marché du travail entreront en vigueur: simplification de l'apprentissage et allongement à trois ans des contrats flexibles à durée déterminée, refonte du Code du travail "dans les six mois", généralisation de l'indemnité chômage et garantie de l'emploi aux femmes enceintes.

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