Un premier vol commercial entre Bahreïn et Israël entérine la normalisation des relations entre les deux pays

L'appareil de la compagnie Gulf Air a atterri à l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, tandis que le ministre des Affaires étrangères israélien est à Bahreïn pour inaugurer la première ambassade de l'Etat hébreu.

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France Télévisions
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Un A320 de la compagnie Gulf Air après son atterrissage à l'aéroport Tel-Aviv (Israël), jeudi 30 septembre 2021, au terme du premier vol commercial avec le Bahreïn depuis la normalisation des relations entre les deux pays. (EMMANUEL DUNAND / AFP)

Les drapeaux du Bahreïn et d'Israël ont flotté depuis le cockpit, afin de marquer l'évènement. Un avion de la compagnie Gulf Air (vol GF 972) s'est posé à l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, jeudi 30 septembre, après avoir quitté plus tôt Manama, la capitale bahreïnie. Ce vol commercial constitue une première depuis la normalisation des relations entre les deux pays l'an dernier. 

Le numéro (972) de ce premier vol est symbolique car il correspond à l'indicatif téléphonique international d'Israël, pays qui a normalisé ses relations avec quatre pays arabes (Emirats, Bahreïn, Soudan, Maroc) depuis l'été 2020 dans le cadre des "accords d'Abraham" Depuis, des vols commerciaux avaient été initiés entre Israël et les Emirats, puis le Maroc.

En parallèle, le ministre israélien des Affaires étrangères Yaïr Lapid est arrivé à Bahreïn pour y inaugurer la première ambassade de son pays et des accords bilatéraux doivent être conclus durant la visite. Mais des manifestants ont brûlé des pneus en périphérie de Manama pour protester contre cette venue, une large partie de la société bahreïnie étant opposée à ce rapprochement en soutien à la cause palestinienne.

Le 15 septembre 2020, Bahreïn avait signé, en même temps que les Emirats arabes unis, un accord pour établir des relations officielles avec Israël, faisant de ces monarchies du Golfe les premiers pays arabes à reconnaître l'Etat hébreu, après l'Egypte en 1979 et la Jordanie en 1994. Les Palestiniens avaient dénoncé un "coup de poignard dans le dos" et accusé les Emirats et Bahreïn d'avoir trahi le "consensus arabe" faisant du règlement du conflit israélo-palestinien la condition sine qua non à la normalisation des relations avec l'Etat hébreu.

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