Inde : une fillette de 10 ans autorisée à pouvoir avorter après avoir été violée

L'intervention chirurgicale lui a été accordée, bien que le délai légal pour une IVG a été dépassé.

Des manifestants protestent contre les viols perpétrés en Inde, à New Delhi, le 21 février 2017. 
Des manifestants protestent contre les viols perpétrés en Inde, à New Delhi, le 21 février 2017.  (THE INDIA TODAY GROUP / AFP)

La demande des médecins a été entendue. La justice a donné son accord en faveur de l’avortement d’une fillette de 10 ans, violée à plusieurs reprises par son beau-père. Le délai légal de vingt semaines était pourtant dépassé pour qu’une interruption volontaire de grossesse (IVG) lui soit pratiquée. Mais la mobilisation de l’encadrement médical a finalement convaincu la justice, explique dans ses colonnes India Today (en anglais).

Le calvaire de la petite fille a été découvert quand celle-ci s'est confiée à sa mère, laquelle la laissait fréquemment à la maison pendant qu'elle allait travailler comme employée de maison. La mère a appelé un numéro d'aide aux victimes permettant à la fillette d'être auditionnée et de recevoir des soins médicaux et une aide psychologique. Le beau-père a été arrêté.

Près de 40 000 viols recensés chaque année en Inde

En 2015, la Cour suprême indienne avait autorisé une adolescente de 14 ans victime de viol à avorter au-delà du délai légal.

L'Inde a un triste bilan en matière de viols. En 2012, le viol en réunion d'une étudiante en kinésithérapie à New Delhi avait révulsé le pays et mis en lumière les violences subies par les femmes dans ce pays de 1,25 milliard d'habitants. Dans la seule capitale, 2 199 viols ont été signalés en 2015, soit une moyenne de six par jour. Près de 40 000 viols sont recensés chaque année en Inde, mais leur nombre serait en réalité bien supérieur, les victimes se taisant souvent par peur d'être pointées du doigt.