Inde : le pays veut devenir le leader mondial du recyclage de vêtements

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L’Inde poursuit son développement économique spectaculaire, en culminant à plus de 6% de croissance, soit trois fois plus que les Etats-Unis. Le pays excelle notamment dans le recyclage de vêtements. Reportage.
Inde : le pays veut devenir le leader mondial du recyclage de vêtements L’Inde poursuit son développement économique spectaculaire, en culminant à plus de 6% de croissance, soit trois fois plus que les Etats-Unis. Le pays excelle notamment dans le recyclage de vêtements. Reportage. (France 2)
Article rédigé par France 2 - A.Forget, A.Pandey, J.Pilorge, M.Boyer
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L’Inde poursuit son développement économique spectaculaire, en culminant à plus de 6% de croissance, soit trois fois plus que les États-Unis. Le pays excelle notamment dans le recyclage de vêtements. Reportage.

Des tonnes de vêtements usés, dont l’Occident veut se débarrasser, arrivent en Inde par la mer, chargées dans des containers. Les vêtements se retrouvent dans l’ouest du pays, où ils sont triés, puis traités. Des centaines de l'entreprise veulent faire de l’Inde la capitale mondiale du recyclage des vêtements. 

L’une d’elles, qui emploie 500 salariés, reçoit 45 tonnes de vêtements chaque jour. Ils sont triés un à un, à la main. Ici, 40% des vêtements, achetés à des clients américains ou européens, pourraient en encore être portés. Daval Bhati, le contremaître est chargé de les rassembler et les envoyer en Afrique, où le marché de la seconde main explose. L'Inde sert d’intermédiaire.

Le danger des fibres synthétiques

Les habits en mauvais état prennent eux la direction du nord de l’Inde. Panipat, une ancienne ville de tisserands de 15 000 habitants, rêve de se spécialiser dans le recyclage de vêtements abimés en fibres textiles. Elles sont ensuite revendues à des fabricants. "Gros problème" pour Gagan Kansal, le directeur de Kay Gee Enterprises : en plus de vêtements sont fabriqués en fibres synthétiques, comme du polyester, qui coute plus cher à recycler qu’à produire. "Nous ne parvenons pas à donner de valeur à ce type de fibre", explique-t-il, ciblant les marques "de la fast-fashion". Lorsqu’ils ne sont pas recyclés, les vêtements terminent en effet leur vie dans des décharges, où ils sont incinérés. 

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