Cet article date de plus de neuf ans.

Il n'y aura plus de "mademoiselle" à Fontenay-sous-Bois

Suivant les recommandations d'Osez le féminisme, la municipalité communiste de cette ville du Val-de-Marne va supprimer les mentions"mademoiselle" et "nom de jeune fille" de ses formulaires administratifs.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Affiche de la campagne "Mademoiselle, la case en trop", par Osez le féminisme et les Chiennes de garde. (FTVI)

Il y a quelques mois, le collectif Osez le féminisme et les Chiennes de garde lançaient un combat original : la suppression de l'appellation "mademoiselle", qu'ils jugeaient discriminante, les hommes non mariés n'étant pas différenciés de la sorte. La mairie de Fontenay-sous-Bois, dans le Val-de-Marne, les a pris au mot : la municipalité communiste a décidé de bannir, à partir de jeudi 16 février, les mentions "mademoiselle" et "nom de jeune fille" de ses formulaires administratifs.

Cette mesure, qui sera adoptée jeudi soir dans le cadre d'un plan local pour l'égalité hommes-femmes, se traduira dans certains actes d'état-civil, dans les formulaires des caisses des écoles (colonie, cantine, etc.) et sur les correspondances avec les administrés de cette ville de plus de 50 000 habitants.

"Des petites discriminations invisibles"

"On est dans le registre du symbolique mais cela permet de mettre le doigt sur des survivances du passé porteuses de petites discriminations invisibles", explique Nora Saint-Gal, maire-adjointe aux droits des femmes et pour l'égalité. "On ne veut pas faire de diktat mais simplement rappeler aux femmes que le 'nom de jeune fille' n'a aucune valeur juridique. Même quand des femmes prennent le nom de leur mari, c'est leur nom de naissance qui seul compte aux yeux de la loi."

En novembre, la ministre des Solidarités, Roselyne Bachelot, avait appelé elle aussi à faire disparaître la mention "mademoiselle" des documents administratifs. Elle estime en effet qu'il s'agit d'une "intrusion dans la vie privée" au seul détriment des femmes. Mais aucune mesure n'a été annoncée pour l'instant à l'échelon national.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.