Huit ans de prison pour les six de l'Arche de Zoé

Pas de surprise. Comme l'avait requis le procureur de la République, le tribunal de Créteil a transformé la peine de huit années de travaux forcés prononcée par la justice tchadienne à l'encontre des six Français en huit années de prison.

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Le tribunal de Créteil n'avait pas à se prononcer sur le fond de l'affaire de l'Arche de Zoé. Juste à adapter la peine tchadienne en droit français, puisque les travaux forcés n'existent pas en France. Et il a fait une équation simple : huit années de travaux forcés au Tchad équivalent à huit années de prison en France.

C'est ce qu'avait requis le procureur de la République le 14 janvier dernier, estimant que le tribunal ne pouvait
pas porter d'appréciation sur la culpabilité des six Français, ni modifier le
quantum de la peine prononcée au Tchad.

Les avocats de la défense avaient pourtant dénoncé la "mascarade" de la procédure
tchadienne et demandé la réparation d'une "terrible injustice".

Éric Breteau, Émilie Lelouch, Alain Péligat, Philippe van Winkelberg et
Dominique Aubry étaient présents ce midi au palais de justice de Créteil pour entendre le verdict du tribunal. Seule Nadia Merimi était absente.

Tous les six ont été condamnés en décembre par la cour criminelle de N'Djamena pour avoir tenté d'emmener en France 103 enfants qu'ils disaient orphelins du Darfour.