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Grosse manifestation au Caire contre le pouvoir militaire

A dix jours des premières élections post-Moubarak, des dizaines de milliers de manifestants place Tahrir dénoncent la mainmise de l'armée sur le pays, et lui demandent de céder le pouvoir.
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Radio France
Publié Mis à jour
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 (Mohamed Abd El Ghany Reuters)

"Erhal ", "dégage " en français. Le slogan scandé à l'attention de Moubarak il y a quelques mois, s'adresse aujourd'hui au nouveau pouvoir égyptien. Slogan porté par quelques-uns des dizaines de milliers de manifestants massés ce vendredi sur la très symbolique place Tahrir du Caire, jusqu'à cette heure désertée par les forces de l'ordre. 

Les manifestants - des islamistes essentiellement, mais aussi des laïques libéraux ou de gauche -, après avoir accepté de confier la transition aux militaires, réclament d'eux désormais qu'ils rendent le pouvoir aux civils. Les premières élections législatives post-Moubarak doivent débuter le 28 novembre, pour s'étendre sur quatre mois, mais ces manifestants craignent de se voir confisquer ces prémices de démocratie. 

Le Conseil suprême des forces armées, après le départ du raïs, avait promis de céder les rênes du pays sitôt un nouveau président élu, mais aucune date encore n'a été fixée. Cette date, les manifestants l'ont choisie : avril 2012.  

"Le peuple réclame un calendrier pour la remise du pouvoir" (banderole) 

Les manifestants dénoncent aussi le projet de charte, présenté par le vice-Premier ministre, qui vise à protéger les privilèges des militaires. Il pourrait notamment priver le Parlement du droit de contrôler le budget de l'armée et, plus largement, laisserait à celle-ci le dernier mot pour toute nouvelle loi la concernant. 

Si islamistes et démocrates font front commun contre ce projet, c'est en rangs disersés qu'ils manifestent. A chacun, sa scène et ses slogans. 

Pour suivre cette manifestation sur Twitter, quelques hashtags utiles : #tahrir, #18Nov, #NoScaf, #egypt. 

 

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