Tsipras veut "négocier" avec l'Europe et "rétablir la dignité des Grecs"

Mercredi, la Bourse d'Athènes, qui avait déjà ouvert en forte baisse, a cédé plus de 8% dans l'après-midi après les déclarations du nouveau Premier ministre.

Alexis Tsipras, le Premier ministre grec, à Athènes, le 28 janvier 2015, avant le premier Conseil des ministres de son gouvernement.
Alexis Tsipras, le Premier ministre grec, à Athènes, le 28 janvier 2015, avant le premier Conseil des ministres de son gouvernement. (AYHAN MEHMET / ANADOLU AGENCY / AFP)

"Nous sommes un gouvernement de salut national, notre objectif est de rétablir la sécurité et la dignité." En introduction du premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement grec, Alexis Tsipras, le nouvel homme fort du pays, a indiqué qu'il souhaitait négocier la dette avec les créanciers du pays, l'Union européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI).

"Parmi nos priorités figure une nouvelle renégociation avec nos partenaires pour trouver une solution juste, viable et mutuellement utile", a déclaré le nouveau Premier ministre, issu de la formation de gauche anti-austérité Syriza. "Nous sommes prêts à verser notre sang pour rétablir la dignité des Grecs", a-t-il ajouté.

Il dénonce la "politique de soumission"

Alexis Tsipras prône ainsi "la réduction de la dette et la fin de la politique d'austérité pour relancer l'économie". Il a également affirmé qu'il ne souhaitait pas "une rupture désastreuse réciproque" avec les partenaires du pays, mais qu'il n'allait pas non plus "continuer la politique de soumission". Le chef du gouvernement a alors estimé que les discussions, prévues vendredi à Athènes, avec le patron de l'Eurogroupe, le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem, seraient "cruciales et productives".

Mercredi, la Bourse d'Athènes, qui avait déjà ouvert en forte baisse, a cédé plus de 8% dans l'après-midi après les déclarations d'Alexis Tsipras.