Grèce : un journaliste spécialiste des affaires criminelles assassiné devant chez lui

Giorgos Karaïvaz a travaillé dans de nombreux médias grecs et était le fondateur du blog d'informations bloko.gr. 

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France Télévisions
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Des policiers devant le domicile du journaliste Giorgos Karaïvaz, tué par balle à Athènes (Grèce), vendredi 9 avril 2021.  (DIMITRIS LAMPROPOULOS / ANADOLU AGENCY / AFP)

Giorgos Karaïvaz travaillait pour la télévision privée grecque Star. Ce journaliste grec spécialisé dans les affaires criminelles a été tué vendredi 9 avril dans après-midi par des inconnus devant son domicile à Alimos, dans la banlieue Sud d'Athènes, a appris l'AFP de source policière. Il "a été touché par balles et tué sur le coup", a annoncé une responsable du bureau de presse de la police d'Athènes.

Selon la radio privée Skaï, "17 douilles" ont été découvertes devant son domicile. "Il a été tué dans une embuscade mortelle". Deux personnes sur une moto ont tiré sur lui, tuant sur le coup le journaliste, marié et père d'un enfant, selon Skaï et d'autres médias grecs.

Les grecs "choqués" 

La nouvelle a provoqué un choc dans le milieu journalistique et de nombreux médias ont interrompu leurs programmes. "Le meurtre nous a tous choqués", a déclaré la porte-parole du gouvernement Aristotelia Peloni dans un communiqué. "Les autorités mènent déjà une enquête sur l'affaire", a-t-elle ajouté.

Giorgos Karaïvaz, quinquagénaire, a travaillé dans de nombreux médias grecs et a fondé le blog d'informations bloko.gr qu'il dirigeait. "Quelqu'un a choisi de le réduire au silence, et de l'empêcher avec des balles d'écrire ses articles", a souligné le blog bloko.gr.

Alors que des locaux des médias privés en Grèce sont souvent des cibles d'attentats à l'engin incendiaire ou de vandalisme, les meurtres de journalistes sont rares en Grèce. En 2010, Socratis Giolias, un journaliste d'investigation grec et blogueur avait été tué devant son domicile dans une banlieue d'Athènes. Son meurtre avait été revendiqué à l'époque par un groupe d'extrême gauche, la police n'a pas jusqu'ici trouvé les coupables

En juillet, le propriétaire d'un tabloïd, Stefanos Chios, avait survécu à des tirs l'ayant atteint au cou et à la poitrine. Un homme cagoulé avait ouvert le feu sur lui devant son domicile. L'affaire fait toujours l'objet d'une enquête.

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