Grèce : Tsipras rejette les propositions "absurdes" des créanciers

Elles sont "irréalistes", a déclaré le Premier ministre grec, vendredi, tout en soulignant qu'un accord était  "plus proche que jamais".

Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, prend la parole au Parlement grec, le 5 juin 2015.
Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, prend la parole au Parlement grec, le 5 juin 2015. (ANGELOS TZORTZINIS / AFP)

 

La sortie de crise est-elle pour bientôt ? Le Premier ministre de la Grèce a estimé, vendredi 5 juin, qu'Athènes était "plus proche que jamais" d'un accord avec ses créanciers, l'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international. Mais Alexis Tsipras s'est surtout montré très critique. "Les propositions présentées par les créanciers sont irréalistes", a-t-il déclaré. Et de lancer : "Le gouvernement grec ne peut pas accepter des propositions absurdes."

"Le temps est compté pour tout le monde"

La Grèce a besoin d'un accord qui mette fin aux spéculations sur son éventuelle sortie de la zone euro, a insisté le Premier ministre.

Dans ce qui apparaît comme une menace, il a ajouté que son gouvernement pourrait agir unilatéralement en rétablissant les conventions collectives des salariés grecs, une initiative que refusent les créanciers d'Athènes. "Le temps n'est pas compté uniquement pour nous, il est compté pour tout le monde", a-t-il dit. "Il est certain que dans les prochains jours beaucoup de choses vont être dites, puisque nous sommes dans la dernière ligne droite."