VIDEO. En Grèce, les fonctionnaires dénoncent les ravages de l'austérité

Ils sont les premières victimes du nouveau plan d'austérité imposé à la Grèce par l'UE et le FMI. 

S'il veut continuer à toucher les aides européennes, l'Etat grec va devoir licencier encore plus de 15 000 fonctionnaires. Beaucoup se retrouvent déjà sans travail du jour au lendemain. A Athènes, ils sont dans la rue presque tous les jours. Samedi 15 février, c'était le tour des assistants scolaires, "virés en une nuit", selon un manifestant.

A leur côté, les femmes de ménage du ministère des Finances, licenciées le 18 septembre dernier. Despina, "comme tous les fonctionnaires en Grèce", a appris la nouvelle par le journal télévisé. Dans sa cuisine, elle montre ses bulletins de paie : 496,85 euros, soit 75% de son précédent salaire. 

Vers la privatisation des monuments historiques ? 

Au ministère des Finances, on n'a pas d'états d'âme : "La Grèce a une dette énorme : pour la rembourser, soit on baisse les retraites ou les salaires, soit on augmente les impôts, ce qui conduit à un chômage plus diffus."

L'Etat va-t-il toucher à ce que les Grecs ont de plus sacré ? Privatiser leurs monuments historiques, à l'invite de l'archéologue américain Stephen Miller dans le Time ? La passionaria des archéologues grecs, Despina Koutsoumba, ne l'entend pas de cette oreille : "C'est écrit dans la Constitution : les monuments appartiennent au peuple grec. Privatiser, et puis quoi encore ? Transformer le Parthénon en Disneyland ?"