Grèce : Ekaterini Sakellaropoulou devient la première présidente de la République

L'actuelle présidente du Conseil d'Etat, fervente défenseuse de l'environnement, a été élue dès le premier tour du scrutin par une majorité de députés.

Ekaterini Sakellaropoulou à Athènes (Grèce), le 15 janvier 2020. C\'est la première femme, chef de l\'Etat grec élue à une large majorité le 22 janvier dernier par le parlement grec. 
Ekaterini Sakellaropoulou à Athènes (Grèce), le 15 janvier 2020. C'est la première femme, chef de l'Etat grec élue à une large majorité le 22 janvier dernier par le parlement grec.  (VASSILIS REMPAPIS / EUROKINISSI)

C'est une première dans l'histoire de la Grèce. Le Parlement a élu, mercredi 22 janvier, Ekaterini Sakellaropoulou à la présidence de la République. L'actuelle présidente du Conseil d'Etat, a réuni les suffrages de 261 députés (sur 300) dès le premier tour du scrutin. Agée de 63 ans, cette juge expérimentée prêtera serment le 13 mars, le jour même de la fin du mandat de son prédécesseur, le conservateur Prokopis Pavlopoulos.

"Le moment est venu pour la Grèce de s'ouvrir sur l'avenir", a plaidé le Premier ministre conservateur Kyriakos Mitsotakis. "Ne nous cachons pas derrière notre petit doigt, la société grecque est encore marquée par la discrimination contre les femmes." 

"Elle a toujours vigoureusement servi la justice, la protection des droits individuels et la neutralité religieuse de l'État. Son élection récompensera les valeurs progressistes qu'elle a défendues en tant que juge", s'est félicité de son côté Alexis Tsipras, désormais chef de l'opposition de gauche.

Elle a mis d'accord la droite et la gauche

Ekaterini Sakellaropoulou est présentée comme la candidate de "l'unité" et du "progrès" par le chef du gouvernement conservateur. Elle a été élue pour un mandat de cinq ans renouvelable par les députés du parti conservateur au pouvoir Nouvelle Démocratie, de Syriza, le parti de gauche de l'ancien Premier ministre Alexis Tsipras, et du mouvement de centre-gauche Kinal.

Diplômée de droit constitutionnel et de droit de l'environnement à Athènes et à Paris-Sorbonne, cette juge a défendu les droits des réfugiés, des minorités et les libertés civiles. Mais elle s'est surtout distinguée dans des dossiers de protection de l'environnement, tout en veillant à préserver l'investissement dans une Grèce frappée par une décennie de crise.