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Grèce : le Premier ministre appelle au dialogue après la fermeture de la radio-télévision publique

Antonis Samaras a invité ses partenaires au sein de la coalition gouvernementale à discuter lundi prochain de sa décision brutale de fermer la radio-télévision publique ERT. Cette fermeture a en effet provoqué la colère des socialistes du Pasok et la Gauche démocratique, alors que les syndicats ont appelé à une grève générale ce jeudi.
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Radio France
Publié Mis à jour
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  (John Kolesidis Reuters)

La décision de fermer la radio-télévision publique grecque, l'ERT, n'a pas provoqué des remous uniquement chez les quelque 2.600 salariés et les principaux syndicats du pays. Politiquement, cette décision du Premier ministre Antonis Samaras crée également une grave crise politique depuis mardi dernier.

Face à la fronde de ses alliés au pouvoir, les socialistes du Pasok et la Gauche démocratique, le Premier ministre a décidé de lâcher un peu de lest ce jeudi. Il a appelé ses collègues, défenseurs de l'audiovisuel public, à discuter avec lui de la fermeture de l'ERT lundi après-midi. Il n'y a cependant quasiment aucune chance que Samaras revienne sur sa décision, motivée par un souci d'austérité budgétaire ; seuls quelques aménagements sont possibles.

"Le pays n'a pas besoin d'élections, ce serait une erreur colossale. Mais le Pasok n'en a pas peur" (Evangelos Venizelos, chef du parti)

Signe de la gravité de la crise politique ouverte entre les partenaires gouvernementaux, beaucoup estiment en Grèce que si la situation ne s'arrange pas, il faudra bientôt organiser de nouvelles élections.

La grève, première étape de la contestation

Dans une Grèce qui peine à redresser la barre économique, avec près de 27 % de chômage, et qui doit donner des gages à la "troïka" (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international), la fermeture de l'ERT est douloureusement vécue par les syndicats.

"Peuple, ne baisse pas la tête : résiste !" (slogan de manifestants)

Ces derniers ont appelé à une grève générale qui a partiellement paralysé la capitale, Athènes, ce jeudi. Des dizaines de bus et de trains sont restés au dépôt, tandis que le syndicat des journalistes de la capitale s'est joint au mouvement. Mais, pour le moment, seul le secteur public semble disposé à réagir au licenciement programmé des 2.600 salariés de l'ERT. Une radio-télévision qui n'était pas adorée, loin de là, par l'ensemble des Grecs, mais dont la fermeture brutale a provoqué un choc qui peut rapidement enflammer de nouveau une situation toujours brûlante dans le pays.

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