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Vente de Mistral à la Russie : les conditions "ne sont pas réunies" pour le moment, déclare Michel Sapin

Moscou a affirmé, mercredi, avoir été invité à la livraison du premier porte-hélicoptères à la mi-novembre.

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France Télévisions
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Le porte-hélicoptère "Vladivostok" dans le port de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), le 7 septembre 2014. (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)

Un nouvel épisode dans la partie de poker menteur entre Paris et Berlin. "Les conditions pour la livraison par la France à la Russie d'un premier navire de guerre Mistral ne sont pas réunies" pour le moment, a déclaré, jeudi 30 octobre, Michel Sapin. "Aujourd'hui, les conditions ne sont pas réunies" pour une telle livraison, a affirmé le ministre des Finances sur RTL, alors que Moscou avait affirmé, mercredi, qu'il prendrait livraison de ce porte-hélicoptères à la mi-novembre.

RTL

"Les conditions, c'est quoi ? C'est qu'en Ukraine, nous soyons dans un dispositif qui va vers la normale, qui permette de détendre les choses, qui fasse que la Russie joue un rôle positif", a expliqué Michel Sapin.

Une transaction sur fond de crise ukrainienne

"D'un certain point de vue, ça va mieux, mais d'un autre point de vue, il y a encore des inquiétudes", a martelé le ministre. Mercredi, le vice-Premier ministre russe Dmitri Rogozine, chargé du complexe militaro-industriel, avait annoncé la livraison du premier navire pour le 14 novembre. Une annonce démentie par le constructeur alors que certains pays de l'Otan déplorent cette transaction en pleine crise ukrainienne.

Baptisé Vladivostok, le premier des deux bateaux de guerre commandés par la Russie a effectué ces dernières semaines des essais en mer au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). La controverse sur la vente de ces porte-hélicoptères à la Russie, soumise à une série de sanctions économiques des Etats-Unis et des Européens, ressurgit au moment où le conflit armé dans l'est de l'Ukraine s'installe dans la durée, les autorités de Kiev et les séparatistes pro-russes étant incapables de dialoguer.

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