Varoufakis démissionne pour faciliter un accord entre la Grèce et ses créanciers

Surprise au lendemain du référendum en Grèce qui a donné une large victoire au non. Le ministre des Finances Yanis Varoufakis a annoncé lundi matin sa démission sur son blog. Une décision pour, dit-il, "aider" le Premier ministre Alexis Tsipras à trouver un accord avec les institutions européennes.

(Yanis Varoufakis a annoncé lundi qu'il démissionnait de son poste de ministre des Finances © REUTERS/Alkis Konstantinidis)

Coup de théâtre à Athènes. Le ministre des Finances Yanis Varoufakis a démissionné lundi matin. Dans un billet publié sur son blog, il a expliqué que plusieurs de ses homologues de la zone euro préfèrent qu'il soit absent des prochaines réunions. Cette absence, c'était aussi ce que souhaitait le Premier ministre Alexis Tsipras, qui veut obtenir un accord sur une restructuration de la dette grecque.

Une personnalité bouillante, qui n'hésite pas à faire la leçon à ses homologues européens

Depuis l'arrivée de la gauche radicale au pouvoir, le style de Yanis Varoufakis agace. Pas de cravate pour les réunions bruxelloises, col de chemise ouvert. Mais ce sont surtout ses positions tranchées qui énervent. Pas plus tard que samedi, il a accusé les créanciers de son pays de "terrorisme" pour défendre le "non" au référendum.

Réactions à Athènes après la démission de Yanis Varoufakis. Le reportage de Célia Quilleret
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Yanis Varoufakis devait démissionner en cas de victoire du "oui". Finalement, le "non" l'emporte mais le sulfureux ministre grec des Finances s'en va quand même, sans doute pour ne plus être un boulet pour son camp, pour adoucir la position grecque auprès de l'Europe et pour transformer le "non" obtenu dans les urnes en un accord à Bruxelles. Réaction de Berlin après cette annonce : ce qui compte ce sont "les positions, pas les personnes "...

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