Vidéo Fabien Roussel veut financer la nationalisation d'entreprises, notamment EDF, par "l'argent de la BCE"

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Le candidat communiste à l'élection présidentielle souhaite financer la nationalisation de plusieurs entreprises pour quelques "dizaines de milliards d'euros" par l'argent du plan de relance prévu par la Banque centrale européenne.

"Nous disons que cet argent public doit nous permettre de reprendre la main sur notre économie. Nous voulons reprendre en main notre destin", lance Fabien Roussel candidat du Parti communiste français à l'élection présidentielle, mercredi 26 janvier sur franceinfo.

Il propose de financer la nationalisation de plusieurs entreprises, prévue dans son programme pour quelques "dizaines de milliards d'euros", par l'argent du plan de relance, celui que "la Banque centrale européenne a mis sur la table pour que les Etats puissent se financer auprès des marchés", soit 290 milliards d'euros pour la France entre 2020 et 2021, selon Fabien Roussel.

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Dans le détail, Fabien Roussel souhaite "nationaliser à 100% EDF" et Engie "pour avoir la maîtrise de la distribution (...) et donc retrouver un grand opérateur de l'électricité et du gaz de l'énergie en France" : "Moi, je veux sortir l'électricité du marché. C'est un bien commun et donc on doit y avoir droit, comme l'eau, à bas prix." Pour cela, le candidat explique qu'il veut "investir dans la production d'électricité nucléaire et dans les énergies renouvelables" au sein d'un "grand service public de l'énergie."

Sur le volet sanitaire, le candidat du PCF souhaite "la constitution d'un pôle public du médicament", en nationalisant par exemple le groupe pharmaceutique Sanofi, qu'il estime "très mal géré" parce qu'il "fait le choix de supprimer beaucoup dans la recherche".

Du côté des banques, c'est la Société générale, BNP Paribas, mais aussi la compagnie d'assurances, AXA qui passeraient sous le giron de l'État si Fabien Roussel est élu : "Ce sont des entreprises à la tête de masses financières importantes, qui tiennent les rênes de notre économie, mais gérées par des actionnaires privés." Fabien Roussel entend également nationaliser les autoroutes, pour "faire entrer de l'argent dans les caisses de l'État" mais aussi "faire baisser les prix des péages".

Un programme à 300 milliards d'euros

Plus largement, pour financer son programme qu'il estime à 300 milliards d'euros, Fabien Roussel veut créer "six millions d'emplois" pour faire rentrer "230 milliards d'euros de richesse dans les caisses de l'Etat", mais aussi taxer les "358 000 familles redevables à l'ISF" : "Je vous rappelle ce rapport de la Commission vérité (...) Il y a dans ce rapport chiffré les 358 000 familles qui avaient un patrimoine taxable de 1 028 milliards d'euros. Moi, j'en prends 100, il leur en restera quand même un paquet (...) L'argent, je vais aller le chercher là où il est."

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