Cet article date de plus d'un an.

De plus en plus d'armes imprimées en 3D sont saisies en Europe, s'inquiète Europol

En 2019, deux personnes ont été abattues à Halle, en Allemagne, par un agresseur utilisant une arme artisanale en partie réalisée en 3D. Celle-ci était basée sur un plan téléchargé sur internet, a rapporté vendredi l'agence européenne de police criminelle.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Un arme créée avec une imprimante 3D à Austin, au Texas (Etats-Unis), le 1er août 2018.  (KELLY WEST / AFP)

De plus en plus d'armes imprimées en 3D ont été saisies ces dernières années en Europe, s'inquiète Europol, vendredi 27 mai. L'agence européenne de police criminelle a organisé cette semaine à La Haye (Pays-Bas) une conférence réunissant des professionnels et experts pour s'attaquer à la problématique. 

"La menace posée par les armes imprimées en 3D est très présente sur le radar d'Europol", a déclaré Martin van der Meij, un haut responsable de l'agence. Au cours des dernières années, Europol a observé un "nombre croissant de ces armes à feu saisies dans le cadre d'enquêtes à travers l'Europe".

Un atelier illégal démantelé en Espagne

En 2019, deux personnes ont été abattues à Halle, en Allemagne, par un agresseur utilisant une arme artisanale. Celle-ci était basée sur un plan téléchargé sur internet pour fabriquer en partie l'arme avec une imprimante 3D, a rapporté Europol. L'an dernier en Espagne, la police avait également démantelé un atelier illégal dédié à la fabrication d'armes imprimées en 3D à Tenerife. Un mois plus tard, trois personnes avaient été arrêtées à Keighley (Royaume-Uni) dans le cadre d'une enquête sur le terrorisme d'extrême droite. Elles étaient accusés de posséder des composants d'armes imprimées en 3D, selon Europol. 

Un réseau international d'experts sur les armes à feu imprimées en 3D va être créé. Il sera chargé de tenir les forces de l'ordre informées de l'évolution de ces armes. 

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.