Cet article date de plus d'onze ans.

Une demande de jugement immédiat du parquet de Milan vise le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi

M. Berlusconi, 74 ans, fait l'objet depuis le 21 décembre d'une enquête pour recours à la prostitution de mineure et abus de fonction.Dans le Rubygate, le président du Conseil est accusé d'avoir rémunéré les prestations sexuelles de la Marocaine Karima El Mahroug, alias Ruby, et de l'avoir fait libérer après son interpellation en mai dernier.
Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 1 min.
Silvio Berlusconi à la Villa Madame à Rome, le 18 janvier 2011. (AFP - Filippo MONTEFORTE)

M. Berlusconi, 74 ans, fait l'objet depuis le 21 décembre d'une enquête pour recours à la prostitution de mineure et abus de fonction.

Dans le Rubygate, le président du Conseil est accusé d'avoir rémunéré les prestations sexuelles de la Marocaine Karima El Mahroug, alias Ruby, et de l'avoir fait libérer après son interpellation en mai dernier.

La demande de jugement immédiat est une procédure accélérée qui part du principe que la preuve est "évidente".

Les avocats du Cavaliere ont défendu la thèse selon laquelle le Premier ministre serait intervenu en faveur de Ruby parce qu'il était convaincu qu'elle était la "nièce du (président égyptien Hosni) Moubarak" et donc pour préserver les bonnes relations entre les deux pays.

Le Cavaliere jamais condamné définitivement
Silvio Berlusconi a été condamné à trois reprises en première instance en 1997 et 1998 à un total de 6 ans et 5 mois de prison ferme pour corruption, faux en bilan et financement illicite d'un parti politique. Il a depuis été acquitté ou a bénéficié de la prescription de ces délits.

M. Berlusconi fait actuellement l'objet de deux nouveaux procès, l'un pour corruption de témoin (Mills) et l'autre pour fraude fiscale dans l'acquisition de droits de retransmission télévisée (Mediaset) ainsi que de poursuites pour abus de confiance (Mediatrade).

Les trois dossiers avaient été gelés au printemps 2010 après l'adoption d'une loi lui accordant l'immunité pénale pendant 18 mois.

Cette protection lui a été partiellement retirée le 13 janvier et il doit justifier au cas par cas qu'il a un "empêchement légitime" pour être absent aux audiences.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Europe

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.