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Turquie : l'occupation du parc Gezi va continuer, Erdogan lance un ultimatum

Les occupants du parc Gezi d'Istanbul refusent d'écouter les promesses du Premier ministre Erdogan et annoncent la poursuite de leur mouvement. C'est dans ce parc qu'est né il y a plus de deux semaines le mouvement de contestation populaire en Turquie. En début de soirée, Erdogan a demandé aux manifestants de partir d'ici dimanche sous peine d'une intervention policière.
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Radio France
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  (Yannis Behrakis Reuters)

"Nous allons poursuivre notre résistance contre toute injustice dans notre pays. Ce n'est qu'un début, notre lutte se poursuivra! " affirme  dans un communiqué en ligne le collectif Solidarité Taksim qui a donc rejeté les propositions du Premier ministre Erdogan.

Le parc Gezi comme la place Taksim est devenu un symbole de résistance. Et pour ses occupants, ce n'est plus qu'une question d'arbres à couper, mais une colère plus large face au pouvoir.

Et ils réclament aussi la libération des manifestants arrêtés par la police au cours des manifestations.

Dans ce bras de fer qui continue, le Premier ministre va s'appuyer ses partisans. Ils ont rendez-vous ce samedi après-midi pour un meeting de soutien au gouvernement.

Erdogan lance un ultimatum

En fin d'après-midi, le Premier ministre a prévenu les manifestants qu'ils devaient quitter la grande place d'Istanbul d'ici dimanche. Sinon, il fera intervenir la police. "Notre parti organise demain un rassemblement à Istanbul. Je le dis sans ambages: la place Taksim doit être évacuée, faute de quoi les forces de l'ordre sauront comment y parvenir ", a-t-il déclaré lors d'un rassemblement des fidèles de son parti près d'Ankara.

Contre la "chienlit" de Taksim

A Ankara, des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées pour soutenir le Premier ministre. Ils disent représenter "la vraie Turquie " et manifestent contre la "chienlit " de Taksim et contre les "extrémistes ".

"Le dernier mot reviendra à notre peuple estimé et non aux vandales" (manifestant pro Erdogan)

Les manifestants se sont retrouvés sur la place centrale de Sincan, un lieu symbolique. C'est là que l'armée a fait sortir une colonne de chars en 1997 et provoqué la chute du premier gouvernement islamiste de Turquie.

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