Timide feu vert donné par l'UE, le FMi et la Banque centrale ce mardi pour le versement d'une tranche d'aide à la Grèce.

Les inspecteurs de la "troïka" ont trouvé inégaux les progrès d'Athènes en matière d'assainissement budgétaire et de privatisations. La tranche d'aide de 8 milliards d'euros vitale à la Grèce serait débloquée "sans doute" début novembre.

(LOUISA GOULIAMAKI / AFP)

Les inspecteurs de la "troïka" ont trouvé inégaux les progrès d'Athènes en matière d'assainissement budgétaire et de privatisations. La tranche d'aide de 8 milliards d'euros vitale à la Grèce serait débloquée "sans doute" début novembre.

"Les progrès d'ensemble ayant été inégaux, le renforcement des réformes demeure le défi principal des autorités", estime la troïka dans un communiqué. "Il est fondamental que les autorités mettent davantage l'accent sur les réformes structurelles dans le secteur public et dans l'économie plus largement."

La troïka a passé les dernières semaines à passer en revue les finances publiques de la Grèce. Elle a rendu aujourd'hui son dernier rapport dans le cadre du premier plan d'aide à Athènes accordé en mai 2010, d'une valeur de 110 milliards d'euros. Un deuxième plan de sauvetage a été accordé en juillet dernier pour un montant de 109 milliards d'euros. Il faudra au moins une semaine avant que la troïka ne remette un rapport complet aux ministres des Finances de la zone euro et au conseil d'administration du FMI, qui auront le dernier mot sur le versement ou non de l'aide.

La Grèce, engluée dans la récession et dont la dette devrait atteindre cette année 162% de son produit intérieur brut, dispose de liquidités jusqu'à novembre seulement.

Les inspecteurs de la troïka confirment que la Grèce manquera son objectif de réduction du déficit cette année en raison notamment d'une récession plus forte que prévu. Ils estiment qu'une mise en oeuvre énergique des mesures d'austérité devrait permettre d'atteindre les objectifs de déficit en 2012, mais qu'Athènes devra faire preuve d'encore plus de rigueur pour atteindre ceux de 2013 et 2014. le ministre grec des Finances a salué le communiqué en affirmant qu'Athènes rattraperait son retard dans les réformes.

Berlin s'est montré beaucoup plus circonspect, jugeant que la décision de verser ou non la sixième tranche d'aide à Athènes restait ouverte après le rapport des inspecteurs de la troïka.