Cet article date de plus de neuf ans.

Taxation des comptes chypriotes : le président de Chypre défend l'accord

Le président de Chypre s'est adressé à son peuple dimanche soir pour expliquer le plan de sauvetage européen qui va taxer les dépôts bancaires de son pays. Il a confié qu'il avait été contraint d'accepter.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
  (Yorgos Karahalis Reuters)

Le président chypriote Nicos
Anastasiades s'est adressé ce dimanche soir à la nation pour tenter d'expliquer
la taxation européenne qui découle du plan de sauvetage.

Les traits tirés, le chef de l'Etat
a estimé que le pays vivait ses moments les plus critiques depuis l'invasion du
Nord de l'île par les Turcs en 1974. 

La taxe sur les dépôts bancaires est la "solution
la moins douloureuse pour que le pays reste dans la zone euro
", a confié
le président. "J'ai choisi l'option la moins douloureuse, et j'assume le
prix politique pour cela, afin de limiter autant que possible les conséquences
pour l'économie et pour nos compatriotes chypriotes
", a-t-il ajouté, en assurant
avoir "bataillé jusqu'à la fin " au sommet de l'Eurogroupe.

La taxe
décidée par Bruxelles serait de 6,75% pour les comptes abritant jusqu'à 100.000
euros et 9,9% au-delà.

Le président de Chypre a également assuré
que les propriétaires des comptes concernés allaient récupérer l'équivalent de la somme
perçue par la nouvelle taxe sous forme "d'actions".

Samedi, dès l'annonce de cette taxe, de nombreux Chypriotes se
sont rendus aux distributeurs automatiques pour retirer de leur argent.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Europe

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.