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Sommet européen: Prague a sa dérogation

Les dirigeants de l'UE ont accepté jeudi soir la demande par Prague d'une dérogation sur le traité de Lisbonne
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Nicolas Sarkozy au sommet de l'UE, à Bruxelles, le 29 octobre 2009 (© France 2)
Les dirigeants de l'UE ont accepté jeudi soir la demande par Prague d'une dérogation sur le traité de LisbonneLes dirigeants de l'UE ont accepté jeudi soir la demande par Prague d'une dérogation sur le traité de Lisbonne

L'accord lève un obstacle majeur à son entrée en vigueur. Le second chapitre du sommet est la lutte contre le réchauffement climatique.

Mais le sujet majeur, non dit, concerne la désignation d'un président de L'Union euroépenne, quand le traité de Lisbonne entrera en vigueur. Qui ?

"Nous nous sommes mis d'accord sur ce qui était demandé par les Tchèques", a déclaré le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt, qui assure la présidence de l'UE, en exhortant Vaclav Klaus à cesser son obstruction à présent.

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a estimé, pour sa part, que "le dernier obstacle politique" empêchant la ratification du traité de Lisbonne avait été levé.

Seule la République tchèque n'a pas ratifié le traité de Lisbonne. Le président eurosceptique tchèque Vaclav Klaus réclamait une dérogation visant à empêcher toute restitution aux Allemands expulsés des Sudètes en 1945. ce qu'il a obtenu.

Trouver un compromis sur le climat


Après ce chapitre, essentiel, les 27 dirigeants européens doivent aussi surmonter leurs divisions sur le climat, à six semaines du sommet mondial de Copenhague. Ils veulent essayer de se mettre d'accord sur le montant de l'aide financière à apporter aux pays pauvres pour les aider faire face aux effets du réchauffement.

L'UE veut fixer à 100 milliards d'euros par an d'ici 2020 l'objectif mondial d'aide aux pays pauvres en vue de la conférence de Copenhague sur la lutte contre le changement climatique, selon un projet soumis vendredi aux dirigeants européens, dont l'AFP a obtenu copie. Selon ce projet d'accord réalisé à l'issue d'une nuit de négociation, les chefs d'Etat et de gouvernement européens réunis en sommet à Bruxelles se disent "d'accord avec l'estimation réalisée par la Commission" européenne selon laquelle "ce besoin pourrait s'élever à quelque 100 milliards d'euros par an d'ici 2020".

Quid du futur président de l'UE ?


En arrière-plan du traité de Lisbonne, se pose aussi la question du choix du futur président stable de l'Union européenne, fonction prévue par le texte. Mais officiellement la question n'est pas à l'ordre du jour.

Plusieurs candidats sont en lice. Selon la BBC, le Premier ministre britannique Gordon Brown devrait faire campagne auprès de ses collègues pour porter la candidature de son prédécesseur Tony Blair, longtemps considéré comme le grand favori pour ce poste.

Autre postulant à s'être manifesté, le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker se pose en rival. Le nom d'un autre participant au sommet, le Premier ministre Néerlandais Jan Peter Balkenende, a également été cité, mais il a déclaré mercredi n'être pas candidat. Le Premier ministre letton Valdis Dombrovskis a indiqué, quant à lui, qu'il allait proposer au sommet la candidature de l'ancienne présidente du pays, Vaira Vike-Freiberga.

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