Séisme en Italie : une secousse "à peu près 20 fois plus puissante" que les précédents séismes

Un nouveau séisme a frappé le centre de l'Italie ce dimanche. C'est le troisième en quatre jours et la secousse est "à peu près 20 fois plus puissante" que les précédentes, selon Jérôme Van der Woerd, sismologue à l'Institut de physique du globe de Strasbourg.

Les secours sortent une femme en fauteuil roulant des décombres, à Norcia le 30 octobre 2016.
Les secours sortent une femme en fauteuil roulant des décombres, à Norcia le 30 octobre 2016. (FABRIZIO TROCCOLI / AFP)

Un séisme de magnitude 6,6 sur l'échelle de Richter a frappé le centre de l'Italie dimanche 30 octobre. L'épicentre se situe à 170 km au nord de Rome. C'est le troisième en quatre jours, après les deux secousses ressenties mercredi soir dans la même zone.

Sur franceinfo, Jérôme Van der Woerd, sismologue à l'Institut de physique du globe de Strasbourg a expliqué que ce nouveau séisme est "20 fois plus puissant que les séismes qui ont déjà eu lieu dans la zone".

franceinfo : Ce nouveau séisme, s'agit-il d'une réplique ?

Jérôme Van der Woerd : Ce n'est pas une réplique. On est là sur une secousse de magnitude 6,5 ou 6,6 donc on est une gamme au-dessus par rapport aux séismes qui ont eu lieu dans cette région. Même par rapport à celui du mois d'août dans le secteur d'Amatrice, qui était d'une magnitude 6,1 [un séisme survenu le 24 août dans le centre du pays, notamment à Amatrice, et qui a fait près de 300 morts, NDLR].

Une magnitude 6,6 est-il puissant ?

C'est à peu près 20 fois plus puissant que les séismes qui ont déjà eu lieu dans la zone (...) Il y a des dégâts majeurs dans la ville de Norcia, et sans doute plus largement dans toute la zone.

Des répliques sont à craindre ?

Il y en a déjà, des répliques de magnitude 5, donc des séismes qui restent importants. Et il y en aura un certain nombre à venir dans la région. Ce séisme est beaucoup plus important que les autres. Cette crise qui a commencé au mois d'août s'achève peut-être avec ce séisme majeur.

Pourquoi ce séisme n'a pas été prévu ?

On n'est pas capables de prédire le moment d'ocurrence de ces séismes. Mais on est capables de repérer les zones à fort risque sismique, comme cette région depuis un certain temps en Italie. Cela permet de changer un certain nombre de comportements, et peut-être de se préparer à des secousses à venir.

"Il y en aura un certain nombre [de séismes] à venir dans la région" (Jérôme Van der Woerd, sismologue)
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