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Sauver Kobané : un "devoir" de la communauté internationale?

L'envoyé spécial des Nations unies en Syrie appelle à l'action pour défendre la ville kurde de Kobané "maintenant". Selon lui, la communauté internationale a un "devoir" de la défendre. Mais celle-ci semble impuissante.
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Radio France
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 (La bataille de Kobané vue depuis la Turquie © REUTERS | Umit Bektats)

"Le monde, nous tous regretterons profondément que l'EI se trouve en mesure de prendre le contrôle d'une ville qui s'est défendue aussi courageusement mais qui est sur le point de tomber. Nous devons agir maintenant. La communauté internationale a le devoir de la défendre. La communauté internationale ne peut pas tolérer qu'une nouvelle ville tombe aux mains de l'EI". Ce sont les déclarations de Staffan de Mistura, l'envoyé spécial des Nations unies en Syrie, dans un communiqué.

  

Mais jusqu'à présent, ce que les télévisions du monde entier montrent de la bataille de Kobané, ce sont des explosions, des panaches de fumée, et l’inefficacité de la réponse internationale. Quelle que soit leur intensité, les frappes aériennes se révèlent incapables de freiner l’avancée des djihadistes. D’abord parce que les combattants kurdes mal équipés et mal formés, ne sont pas en mesure de guider les tirs des pilotes. Ensuite parce que l’ennemi se fond dans le paysage urbain. Impossible de tirer sans faire un grand nombre de victimes civiles.

Personne n’a envie d’engager ses troupes

Seule une intervention terrestre pourrait donc inverser le rapport de force. Mais au fond personne n’a envie d’engager ses troupes, ni la Turquie qui craint - à terme - les velléités d’indépendance de sa propre minorité kurde, ni Barak Obama, qui a consacré son premier mandat au rapatriement des soldats d’ Irak.

Kobané a beau être une ville symbole sur laquelle se cristallise l’émoi de la communauté internationale, il faut dire enfin qu’elle n’est sans doute pas la priorité des Occidentaux qui préfèrent garder leurs forces pour Bagdad, dont les islamistes se sont dangereusement rapprochés ces dernières semaines.

 

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