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Procès du Ponant : comment la France lutte contre la piraterie maritime ?

Le procès de six pirates somaliens présumés, accusés d'avoir participé en 2008 pour l'attaque du voilier de luxe français Ponant s'est ouvert ce matin devant la cour d'assises de Paris. Ce procès, le deuxième du genre en France, débute alors que les accrochages armés entre les pirates et les forces internationales envoyées sur place s'intensifient au large de la Somalie.
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Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

La Somalie, un des pays les plus pauvres et les plus instables au monde. Un pays dévasté par la guerre civile. Il n'y a pas de gouvernement stable. La situation dans ce pays qualifié par le chef de la diplomatie de Londres William Hague, de "pire Etat de non-droit au monde ".
La Somalie est aujourd'hui infestée par des pêcheurs devenus pirates.
Ils sont à l'origine d'une activité très lucrative aujourd'hui. La piraterie est devenue un véritable business.
La rançon moyenne payée aux pirates est passée de 4 millions de dollars en 2010 à 5 millions en 2011, mais le montant global des rançons s'est élevé en 2011 à 160 millions soit seulement 2% du coût total de la piraterie en Somalie, note Oceans Beyond Piracy.
Huit navires et 235 marins seraient toujours otages des pirates somaliens.

La législation évolue

Pour tenter d'endiguer le phénomène, les initiatives militaires dans l'Océan indien ont été multipliées: mission Atalante, lancée en 2008 par l'Union européenne (UE), opération Ocean Shield de l'Otan. En France, l'Etat a aussi accepté de mettre à disposition des "équipes de protection embarquée" (EPE), composées de militaires, pour certaines activités jugées "stratégiques".

Une loi adoptée en janvier 2011 reconnaît finalement aux tribunaux français une compétence "quasi universelle" pour juger les pirates appréhendés par des agents français quelle que soit la nationalité du navire ou des victimes.
Et sur le plan diplomatique, l'UE tente de convaincre les pays africains de l'Océan indien de signer des "accords de transfert" de pirates somaliens arrêtés pour qu'ils y soient jugés. En 2009, de tels accords ont été signés avec le Kenya et les Seychelles, puis en 2011 avec l'île Maurice. "90% des pirates ne sont pas jugés", relèvent toutefois les chercheurs, dont certains prédisent que la piraterie, "nouvel avatar de la mondialisation", pourrait dans les prochaines années devenir "une normalité" de l'environnement maritime.

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