Présidentielle en Italie : Romano Prodi retire sa candidature

La gauche italienne l'avait choisi ce vendredi matin comme candidat. Romano Prodi n'a pas réussi à recueillir la majorité, au 4e tour de l'élection présidentielle. Celui que l'on disait grand favori pour sortir l'Italie de cette impasse politique, a annoncé le retrait de sa candidature. Bersani à la tête du Parti démocrate annonce lui sa future démission. Prochain tour de scrutin : samedi matin.

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Encore un coup d'épée dans l'eau pour le Parti démocrate. "Une autre claque ", commente Il Corriere della Sera . La première force de gauche avait tenté jeudi, en accord avec la droite de Silvio Berlusconi, de propulser à la président de la République, l'ex-syndicaliste démocrate chrétien Franco Marini. L'opération s'était soldée par un échec. 

Nouveau jour, nouveau candidat. Romano Prodi, ancien président de la Commission européenne, deux fois président du Conseil italien de 1996 à 1998 et de 2006 à 2008. La gauche a tenté ce choix audacieux, sachant que le septuagénaire est le tombeur et la bête-noire de Berlusconi. Nouvel échec. Romano prodi n'a recueilli que 395 voix sur les 504 requises, tandis que devant le Parlement, manifestaient des militants d'extrême droite, dont Alessandra Mussolini, petite-fille de l'ancien dictateur. Dans son dos, la mention : "Le diable shabille en Prodi ". 

Quand l'Italie rejoue les Dix petits nègres

Après ce revers, le patron du parti démocrate, Pier Luigi Bersani, a réuni d'urgence son état-major, avant la tenue d'un cinquième scrutin samedi matin, et d'un possible sixième si nécessaire. Il a annoncé qu'il démissionnerait une fois le président élu. Plusieurs candidatures sont encore possibles : celle, neutre, de la ministre de l'Intérieur, Anna Maria Cancellieri, soutenue par Monti. Celle de Stefano Rodota, candidat du M5S, ancien président du parti démocratique de la gauche. Ou encore celle de l'ex-Premier ministre Giuliano Amato. 

Rire ou pleurer de cette situation ubuesque ? Un député du Peuple de la Liberté de Berlusconi a comparé cette présidentielle à répétition au roman Dix petits nègres d'Agatha Christie, où les personnages meurent les uns après les autres.