Poutine appelle à la clémence pour les punkettes russes

Le président russe, visé par une chanson des Pussy Riot, ne souhaite pas, malgré tout, qu'elles soient sévèrement jugées.

Les trois féministes du groupe punk Pussy Riot au tribunal de Moscou (Russie), le 20 juillet 2012.
Les trois féministes du groupe punk Pussy Riot au tribunal de Moscou (Russie), le 20 juillet 2012. (NATALIA KOLESNIKOVA / AFP)

Elles avaient entamé une pière anti-Poutine dans une cathédrale de Moscou. Malgré tout, le président russe a demandé, jeudi 2 août, la clémence pour trois membres du groupe punk féministe Pussy Riot, actuellement jugées pour "hooliganisme" et pour avoir "insulté" et "infligé des blessures morales profondes à des chrétiens orthodoxes".

"Il n'y a rien de bon dans ce qu'elles ont fait. Néanmoins, je ne pense pas qu'elles doivent être jugées trop sévèrement", a déclaré Vladimir Poutine, cité par les agences russes. C'est sa première réaction à cette affaire qui a éclaté en février dernier.

Jusqu'à sept ans de prison

L'opinion russe est partagée sur l'attitude à adopter à l'égard des jeunes militantes. En détention depuis plus de quatre mois, elles sont très affaiblies et l'aide médicale d'urgence a été appelée deux fois au cours de l'audience de mercredi.

L'affaire a ému les stars de la musique à travers le monde ainsi que l'opinion occidentale. La réaction du président russe pourrait être le présage d'un jugement indulgent. Les Pussy Riot encourent jusqu'à sept ans de prison.