Pologne : le combat continue après le meurtre du maire de Gdansk

En Pologne, les partisans de Pawel Adamowicz, l'ancien maire de Gdansk assassiné il y a un mois et demi, dénoncent la responsabilité de la télévision publique. Elle est coupable, selon eux, d'avoir entretenu la haine contre l'homme politique.

FRANCE 2

Chaque soir devant la télévision publique polonaise, après le journal télévisé, ils sont quelques partisans de l'ancien maire de Gdansk à faire le pied de grue. Un collectif de citoyens se disant apolitique. Il dénonce un acharnement politique contre cette figure de l'opposition, qui aurait attisé la haine de son meurtrier.

"C'est l'enfant de Lech Walesa et de Donald Tusk. Il représente leurs intérêts, les intérêts de la corruption", déclarait en septembre 2017 un homme invité à la télévision publique polonaise, la TVP, en parlant de Pawel Adamowicz.

Les journalistes mis à la porte

Ainsi, les citoyens se relaient pour dénoncer ce qu'ils jugent être la mainmise du gouvernement sur l'information publique. "Ils ciblent les personnes qui s'opposent au gouvernement, et les accusent sans preuve concrète. Ils lancent des rumeurs, des polémiques", estime Jerzy Kuta, membre du collectif.

En Pologne, l'audiovisuel public est dirigé par l'ancien responsable de campagne du parti très conservateur Droit et Justice, au pouvoir depuis trois ans. 300 journalistes ont depuis été poussés vers la sortie.

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Un rassemblement à Varsovie (Pologne), lundi 14 janvier 2019, en hommage au maire de Gdansk, mort assassiné quelques heures plus tôt. Sur la pancarte, on peut lire l\'inscription \"Stop à la haine\".
Un rassemblement à Varsovie (Pologne), lundi 14 janvier 2019, en hommage au maire de Gdansk, mort assassiné quelques heures plus tôt. Sur la pancarte, on peut lire l'inscription "Stop à la haine". (BEATA ZAWRZEL / NURPHOTO / AFP)