Norvège : Anders Breivik veut une console PS3 ou il entamera une grève de la faim

Le tueur norvégien, responsable de l'attaque d'Utoya en 2011, dénonce ses conditions de détention dans un courrier envoyé à plusieurs rédactions, dont l'AFP. 

Le tueur norvégien Anders Behring Breivik lors de son procès, à Oslo (Norvège), le 24 août 2012.
Le tueur norvégien Anders Behring Breivik lors de son procès, à Oslo (Norvège), le 24 août 2012. (ODD ANDERSEN / AFP)

Il souhaite une amélioration de ses conditions de détention qu'il assimile à de la "torture". Le tueur norvégien d'extrême droite Anders Behring Breivik, condamné en août 2012 pour la tuerie d'Utoya (qui s'est déroulée en juillet 2011), menace d'entamer une grève de la faim faute, notamment, d'obtenir une nouvelle console de jeux, dans un courrier reçu vendredi 14 février par l'Agence France Presse et plusieurs autres rédactions.

En plus d'une lettre dactylographiée datée du 29 janvier, le pli contient quatre pages envoyées aux autorités carcérales en novembre, dans lesquelles Anders Breivik pose douze exigences. Il réclame notamment que la Playstation 2 mise à sa disposition soit remplacée par la version 3, "avec accès à des jeux pour adulte que je peux moi-même choisir". "Les autres détenus ont accès à des jeux pour adultes alors que je n'ai le droit de jouer qu'à des jeux pour enfants d'un moindre intérêt (...)", écrit le tueur âgé de 35 ans.

Accès à un PC et davantage de promenades

Maintenu à l'isolement depuis 2011 pour des questions de sécurité, Breivik estime s'être comporté "de façon exemplaire" et avoir droit à une "offre d'activités" améliorée par rapport aux autres détenus pour compenser son très strict régime carcéral. A ce titre, il demande le doublement du pécule hebdomadaire de 300 couronnes (36 euros) qu'il reçoit comme tout autre détenu, notamment pour payer les frais de port de ses correspondances.

La lettre envoyée par Anders Behring Breivik à plusieurs rédactions, le 14 février 2014.
La lettre envoyée par Anders Behring Breivik à plusieurs rédactions, le 14 février 2014. (PIERRE-HENRY DESHAYES / AFP)

Autres exigences : la fin des fouilles corporelles quasi-quotidiennes dans l'une des deux prisons où il purge sa peine de vingt-et-un ans, l'accès à un ordinateur PC plutôt qu'à une "machine à écrire sans valeur d'une technologie remontant à 1873", de meilleures possibilités de promenades et davantage de contacts avec le monde extérieur.

Faute d'amélioration véritable de ses conditions de détention, une grève de la faim semble "une des seules et rares alternatives", estime Breivik, précisant qu'il informerait "bientôt" de la date du début de son action.