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Nicolas Sarkozy a déclaré dimanche que les pays de la zone euro rempliraient leurs engagements d'aide à la Grèce

Le chef de l'Etat a annoncé que la France, l'Allemagne et la Grèce lanceraient une action concertée contre la spéculation, lors d'une conférence de presse conjointe, à Paris, avec le Premier ministre grec, George Papandréou.Nicolas Sarkozy a estimé que la Grèce avait pris les mesures nécessaires pourredresser ses finances publiques.
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Le Premier ministre grec, George Papandréou, et le président français Nicolas Sarkozy à l'Elysée, le 07 mars 2010 (AFP/MIGUEL MEDINA)

Le chef de l'Etat a annoncé que la France, l'Allemagne et la Grèce lanceraient une action concertée contre la spéculation, lors d'une conférence de presse conjointe, à Paris, avec le Premier ministre grec, George Papandréou.

Nicolas Sarkozy a estimé que la Grèce avait pris les mesures nécessaires pour
redresser ses finances publiques.

"Mais si cela était nécessaire, les Etats de la zone euro rempliraient leurs engagements" d'aide, a ajouté le président français. Il a fait état de "moyens concrets, précis" sur lesquels il n'a rien voulu dire pour montrer que "la Grèce est soutenue dans tous les aspects de ses demandes éventuelles".

Cette déclaration faisait suite à celle du Premier ministre grec dont les aspirations allaient dans le même sens. Le président français s'était entretenu pendant quarante-cinq minutes
avec la chancelière allemande Angela Merkel avant de recevoir M. Papandreou. Si elle s'était montrée prudente vendredi après avoir rencontré le Premier ministre grec, elle l'a assuré de "sa disponibilité à faire davantage" pour la Grèce.

"Le gouvernement grec a donc pris les mesures qu'on attendait de lui, les Etats de la zone euro doivent désormais être prêts à prendre les leurs (...) la France fera donc le nécessaire", a insisté Nicolas Sarkozy, estimant que "aujourd'hui, la Grèce n'a pas besoin d'un financement".

Le chef du gouvernement grec s'est déclaré satisfait du soutien européen exprimé par la voix du président français, assurant qu'il préférait une "solution européenne" plutôt que de faire appel au Fonds monétaire international (FMI). "La solution européenne jusqu'à hier ou avant-hier restait très théorique. Après les différentes rencontres que j'ai eues cette semaine (...) j'ai entendu que la volonté politique existait, et pas seulement de la part du président Sarkozy", a estimé Georges Papandreou.

"Notre pays a pris des mesures plus importantes et supplémentaires par rapports à ce que les spécialistes (...) avaient préconisé (...) nous voulons donc pouvoir emprunter comme tout autre pays de la zone euro avec un taux qui est similaire, peut-être pas identique, mais comparable", a-t-il plaidé.

"Un pays membre de la zone euro doit d'abord compter sur les autres pays de la zone euro, sinon pourquoi avoir fait la monnaie unique ?", a lancé le chef de l'Etat français, "ce n'est pas du tout une défiance vis-à-vis de qui que ce soit (...) c'est une question de logique, de cohérence".

"Les marchés doivent savoir que la solidarité, ça veut dire quelque chose et que quand il y a un problème, on est là (...) plus tôt on dit ça, plus fermement on dit ça et plus rapidement on règle les problèmes", a-t-il estimé.

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