Migrants : au cœur de la centrale opérationnelle de Rome

À l'occasion de la réunion des chefs des polices des pays de la Méditerranée à Lampedusa, focus sur le centre d'opération de Rome qui commande le travail des gardes-côtes de l'île Sicilienne. 

Gardes-côtes italiens, centre opérationnel de Rome
Gardes-côtes italiens, centre opérationnel de Rome (ANDREAS SOLARO / AFP)

Reportage sur la centrale opérationnelle de Rome par Mathilde Imberty
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Mercredi 7 juin, les polices des pays méditerranéens de l'Union Européenne (dont la France et l'Italie) se réunissent sur l'île de Lampedusa. L'immigration, le terrorisme et la criminalité organisée sont au coeur des discussions. À l'occasion de ce forum, zoom sur le centre d'opération de Rome qui gère un flux toujours plus important de migrants, en Méditerranée. 

Une surveillance centralisée

Sur leurs multiples écrans, les gardes-côtes visualisent l'ensemble de l'espace maritime entre l'Afrique, l'Italie et Malte. La radio crépite. Toujours prêt à dérouter le moindre bateau pour venir au secours des embarcations de migrants, le centre opérationnel de Rome informe continuellement les gardes-côtes de l'île de Lampedusa. C'est ici que la totalité des appels aux secours convergent. Ensuite, la centrale décide d'envoyer les moyens nécessaires aux opérations. "Cette organisation centralisée a ainsi permis à la centrale de sauver plus de 180 000 vies en 2016. "Sans nous personne d'autre n'interviendrait", relève le capitaine de vaisseau Filippo Marini.

Les organisations savent très bien que l'Italie va répondre aux appels, alors ils donnent à une des personnes à bord un téléphone dans lequel notre numéro est enregistréLe capitaine de vaisseau Filippo Marini à franceinfo

Et le capitaine Marini ajoute : "Ces rafiots ne peuvent que couler. Vu leur état ne peuvent pas naviguer plus de 20 milles nautiques, or entre la Libye et Lampedusa, il y en a 170". "Il faut donc à chaque fois intervenir au plus vite" souligne-t-il. 

Pour intervenir la Marine italienne possède ses propres hélicoptères et navires. Quand c'est nécessaire, elle met à contribution les équipages commerciaux et, de plus en plus les ONG qui naviguent en Méditerranée.Cette organisation centralisée a ainsi permis à la centrale de sauver plus de 180 000 vies en 2016. Selon les organisations internationales, près d'un million de personnes attendent en Libye de pouvoir traverser la Méditerranée et regagner l'Europe.