VIDEO. "Je me fortifie" : En attente de régularisation, Ibrahim ne peut pas aller en cours

Arrivé clandestinement en France il y a un an, Ibrahim n'a pas pu faire sa rentrée scolaire. Il raconte.

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Ibrahim est arrivé clandestinement en France, il y a un an, sans ses parents. "Quand j’ai perdu ma maman, je n’avais personne pour financer mes études." Avant d’arriver dans l’Hexagone, Ibrahim a dû traverser le Burkina, la Libye. "C’était galère, c’était la galère." Et depuis son arrivée en France, la justice n’a pas encore analysé son dossier. Le garçon attend en effet d’être régularisé. Pour cette raison, l’Académie de Paris refuse que cet Ivoirien de 17 ans soit scolarisé. 

Trouver la force dans les livres

Le jeune homme prend des cours dans différentes bibliothèques, grâce à des associations. "Je me fortifie", affirme-t-il. Français, mathématiques, informatique… Les associations proposent un panel de cours pour préparer au mieux ces jeunes arrivants, en attente de régularisation.

S’il ne peut pas aller à l’école comme tout le monde, le garçon trouve alors un exutoire à sa soif de connaissance dans les livres. "J’emprunte des livres, alors qu’au contraire, chez nous, il n’y a pas assez de bibliothèques pour dire : ‘Il faut prendre ce livre pour pouvoir te fortifier’", relate-t-il.

D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si Ibrahim est surnommé Diderot à la bibliothèque. "Parce que j’ai toujours les documents de Diderot", sourit-il. Aujourd’hui, Ibrahim a un message à faire passer : "Je demande aux autorités françaises de nous accepter afin qu’on puisse être scolarisés en France". Pour lui, l’accès au savoir est la meilleure façon de s’éloigner des "galères".

VIDEO. \"Je me fortifie\". En attente de régularisation, Ibrahim ne peut pas aller en cours
VIDEO. "Je me fortifie". En attente de régularisation, Ibrahim ne peut pas aller en cours (BRUT)