Venezuela : l'inquiétude de ses voisins face à la crise migratoire

L'Amérique latine est confrontée à une crise migratoire inédite alors que des milliers de Vénézuéliens fuient leur pays en proie à une crise économique majeure, en direction du Chili ou encore du Pérou.

FRANCE 2

De plus en plus de Vénézuéliens prennent la route de l'exil. "L’exode a pris des proportions très importantes (...) à la frontière brésilienne, on compte plus de 120 000 réfugiés vénézuéliens depuis le début de la crise. Une situation qui a créé de nombreuses tensions entre locaux et réfugiés", explique l'envoyée spéciale de France 2 Fanny Lothaire. Ces réfugiés n’arrivent avec presque rien, après avoir parcourus à pied ou en voiture des milliers de kilomètres pour fuir la misère de leur pays. Mais ces Vénézuéliens ne sont pas toujours bien accueillis par leurs voisins d 'Amérique du sud. La plupart traversent d'abord la Colombie, puis l'Équateur avec pour objectif le Pérou, qui possède l'une des économies les plus dynamiques de la région.

3 000 arrivées par jour au Pérou

Pour éviter que ces réfugiés ne s'installent sur son territoire, l'Équateur a mis en place des autocars pour les transporter le plus rapidement possible à la frontière péruvienne. Une course contre la montre, car le Pérou a décidé d'interdire son territoire aux Vénézueliens sans passeport, alors que la plupart n'en possèdent pas. Malgré les restrictions, le Pérou enregistre jusqu'à 3 000 arrivées par jour. Des chiffres en constante augmentation qui font craindre pour la stabilité de la région. "Il faut mettre en place des priorités, des fonds et des moyens pour gérer le problème au plus vite", a déclaré Joel Millman, le porte-parole de l'Organisation internationale pour les migrations. Depuis la crise économique de 2015, plus de 1,5 millions de Vénézueliens ont pris la route de l'exil.

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A Tulcán (Pérou), le 21 août 2018, des migrants vénézuéliens marchent vers l\'intérieur du pays, avant que de nouvelles règles ne leur soient imposées, comme la détention d\'un passeport valide.
A Tulcán (Pérou), le 21 août 2018, des migrants vénézuéliens marchent vers l'intérieur du pays, avant que de nouvelles règles ne leur soient imposées, comme la détention d'un passeport valide. (ANDRES ROJAS / Reuters)