Val-de-Marne : 150 migrants délogés d'un squat à Thiais

Ils occupaient une maison de retraite abandonnée depuis octobre 2021. La justice avait récemment rejeté leur demande pour protester contre l'avis d'expulsion.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Publié Mis à jour
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Des policiers du Val-de-Marne le 16 novembre 2018 à Villejuif. (BRUNO LEVESQUE / MAXPPP)

Des cars les attendaient dès 7h30 du matin. Mardi 18 juillet, plus de 150 migrants majoritairement originaires d'Afrique subsaharienne ont été évacués d'une maison de retraite à l'abandon, à Thiais, dans le Val-de-Marne, où ils habitaient depuis octobre 2021. "Les services de l'Etat, en lien avec la mairie de Paris propriétaire du site, ont procédé ce matin à l'évacuation du squat situé rue des Beaudemons", a écrit la préfecture dans un communiqué.

En janvier 2022, le tribunal administratif de Melun (Seine-et-Marne) avait ordonné l'expulsion "sans délai" des habitants du squat, estimant que le "bâtiment était dangereux notamment au regard des difficultés d'évacuation en cas de sinistre". La préfecture du Val-de-Marne invoque également une capacité maximum de 90 personnes dans cet immeuble et des tensions récentes entre résidents, nécessitant l'intervention de la police à deux reprises. Une demande de réexamen de cette décision judiciaire, émise par les occupants, a été rejetée jeudi dernier. La mairie avait aussi pris un arrêté d'évacuation pour péril imminent.

L'évacuation n'a donné lieu à aucune interpellation, la majorité des résidents sont montés dans le calme dans les cars, précise la préfecture. "48 personnes ont été orientées vers des solutions d'hébergement dans le Maine-et Loire-et le Doubs, 26 ont été prises en charge par la ville de Paris et 36 par les services de l'Etat en Ile-de-France", détaille la préfecture. Les autres ont refusé les solutions de mises à l'abri proposées. "Ce qui me déçoit, c'est que la mairie avait parlé de solutions pérennes pour les familles avec enfants mais qu'elle ne respecte pas ses engagements", a dénoncé la député insoumise Rachel Keke sur Twitter.

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