Pays Basque : une élue d'Urrugne auditionnée par la police aux frontières pour avoir aidé des migrants

L'élue et sa fille ont été interpellées alors qu'elles transportaient cinq migrants, dans le but de les emmener au centre d'action sociale pour qu’ils se reposent.

Article rédigé par
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min.
La commune d'Urrugne (Pays Basque). (GOOGLE MAPS)

L'adjointe au maire d'Urrugne (Pays Basque) chargée des Affaires sociales et sa fille ont été auditionnées dimanche 6 mars par la police aux frontières pour avoir aidé des migrants, rapporte France Bleu Pays Basque. Aucune enquête judiciaire n'a été déclenchée et les migrants vont être renvoyés en Espagne après avoir été entendues par la police aux frontières. Les deux femmes ont été interpellées à Urrugne par des militaires, samedi, alors qu'elle transportait cinq migrants. Elles souhaitaient les emmener au centre d'action sociale pour qu’ils se reposent.

Le maire de la commune Philippe Aramendi et plusieurs riverains ont tenté de négocier avec les forces de l'ordre. Aucune arrestation n'a cependant été décidée. Le maire a accompagné son adjointe et la fille de cette dernière à la police aux frontières (PAF) d'Hendaye où une vingtaine de personnes étaient présentes pour les soutenir. Les deux femmes ont été auditionnées dimanche.

Les deux femmes sont ressorties libres

L'élue et sa fille sont ressorties libres puisque "l'infraction est insuffisamment caractérisée". Rien ne prouve que l'adjointe au maire a été rémunérée pour transporter ces migrants. "Il s'agit donc d'un acte humanitaire, pénalement parlant ce n'est pas répréhensible", il n'y a donc pas d'enquête déclenchée à ce jour, a expliqué le parquet de Bayonne à France Bleu Pays basque.

Ces "arrestations arbitraires qui n'en finissent pas" épuisent le maire d'Urrugne. L'élu tente de trouver une solution avec ses confrères pour faire stopper ce type d'arrestations.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Migrants

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.